Pollution: Jérusalem va interdire certains véhicules diesel dans le centre-ville
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Pollution: Jérusalem va interdire certains véhicules diesel dans le centre-ville

La mairie a annoncé la création d'une zone à faibles émissions qui entrera en vigueur en novembre ; les camionneurs non-équipés de filtres à particules seront sanctionnés

La rue King George Street à Jérusalem, le 26 novembre 2015 (Crédit : Elon Kenig/Flash90)
La rue King George Street à Jérusalem, le 26 novembre 2015 (Crédit : Elon Kenig/Flash90)

Le ministère de la Protection de l’Environnement et la municipalité de Jérusalem ont annoncé lundi la création d’une zone de réduction d’émissions. Il s’agit de la première phase d’un plan visant à interdire aux véhicules diesel de circuler dans la ville, en raison de leur fort pouvoir polluant.

Un communiqué conjoint a défini une « zone à faibles émissions » pour le centre-ville de Jérusalem. Les anciens modèles camions qui roulent au diesel n’auront plus le droit de circuler dans la ville à partir de novembre.

La zone est délimitée par la rue HaNeviim au nord, la rue Strauss et la rue King George à l’ouest, la rue Agron au sud et la rue ‘Heil HaHandassa à l’est.

L’étape préliminaire consistera à interdire les véhicules diesel de 3,5 tonnes construits avant 2006, à moins qu’ils ne soient équipés d’un filtre à particules.

Les conducteurs de véhicules interdits dans la zone seront sanctionnés par une amende. La municipalité n’a pas donné le montant de l’amende, mais selon les médias, elle s’élèverait à plusieurs centaines de shekels.

Le ministère de la Protection de l’Environnement a déclaré qu’il consacrerait 27 millions de shekels pour faire appliquer ce projet dans la capitale, y compris en allouant des subventions pour les filtres anti-pollution et l’achat de 10 nouveaux bus électriques, qui sont silencieux, n’émettent aucun composant polluant et émettent moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre émis par les bus qui roulent au diesel.

Les nouveaux bus électriques d’Egged à la station de chargement, le 3 septembre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le projet stipulait initialement que l’interdiction s’appliquerait seulement dans le centre-ville de Jérusalem, mais le communiqué du ministère précise qu’il s’était associé avec la municipalité pour étendre le projet.

Le ministère a ajouté que le conseil municipal de Jérusalem discuterait de la possibilité de faire en sorte que l’ensemble de la ville soit une zone à faibles émissions.

Le ministre de la Protection de l’environnement Zeev Elkin a déclaré que les maladies liées à la pollution de l’air étaient l’une des principales causes de décès en Israël et que le projet conduirait à une « baisse significative » des niveaux d’émissions dans la ville.

En 2017, la ville industrielle de Haïfa a approuvé la création d’une zone de réduction de la pollution et le ministère de la Protection de l’environnement souhaite également en créer une à Tel Aviv.

Photo d’illustration d’un diesel crachant de la fumée (Crédit : Toa55/iStock par Getty Images)

« J’appelle la mairie de Tel Aviv à rejoindre cette initiative, pour que les trois centres urbains d’Israël donnent l’exemple dans la lutte contre la pollution dans le pays », a déclaré Elkin lundi.

Il s’est récemment avéré que le diesel, longtemps présenté comme un carburant efficace, moins onéreux et faible en composants polluants au dioxyde de carbone, avait des propriétés cancérigènes.

L’Agence européenne de l’Environnement a estimé en 2013 que 710 000 personnes dans l’ensemble du continent étaient décédées en un an en raison d’une exposition au dioxyde d’azote, qui entre dans l’air principalement à cause de la combustion du carburant.

En 2016, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a intégré le carburant à la liste des éléments cancérigènes, dans la même catégorie que l’amiante, l’arsenic et le gaz moutarde.

Sue Surkes a contribué à cet article.

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