Pologne: un assistant de campagne limogé pour une vieille publication antisémite
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Pologne: un assistant de campagne limogé pour une vieille publication antisémite

Michal Szpadrowski a présenté ses excuses pour un texte de 2010 sur Facebook dans lequel il écrivait qu'il accueillerait les Juifs arrivant de Tel Aviv avec une Kalashnikov

Le vice-ministre polonais de la Justice, Patryk Jaki, s'adresse au Parlement, le 22 décembre 2015 (Crédit : Capture d'écran / YouTube)
Le vice-ministre polonais de la Justice, Patryk Jaki, s'adresse au Parlement, le 22 décembre 2015 (Crédit : Capture d'écran / YouTube)

Varsovie (JTA) — Un candidat à la mairie de Varsovie a limogé l’un de ses conseillers de campagne en raison d’une publication sur Facebook, remontant à 2010, dans laquelle il prônait le meurtre des Juifs, alors qu’il avait 15 ans.

Patryk Jaki, le vice-ministre de la Justice en Pologne, a renvoyé Michal Szpadrowski jeudi, a annoncé le site d’information polonais Wiadomosci dans la journée de jeudi.

Szpądrowski avait plaisanté dans la publication sur la perspective d’assassiner des Juifs à l’aide d’un fusil d’assaut après qu’un ami a écrit sur sa page que « demain, c’est le raid des Juifs sur Varsovie ! Un Boeing 747-400 arrive de Tel Aviv. Si tu veux, on va à 18 heures 20 à l’aéroport, on les accueillera avec du gaz ».

« Si ce n’était pas trop tard pour ça », avait riposté Szpądrowski, « je les accueillerai avec une … Kalashnikov. »

Dans ce post paru en 2010 sur Facebook, Michał Szpądrowski tournait en dérision la perspective de tuer des Juifs à l’aide d’une Kalashnikov. (Crédit : Wiadomosci via JTA)

Suite à son limogeage, Szpądrowski a tweeté que ses propos avaient été « scandaleux » et qu’il avait fait un don à la Fondation pour la préservation du patrimoine juif en Pologne. Il a également déclaré qu’il était un « ennemi décisif » des idéologies totalitaires et qu’il respectait profondément la nation juive, « sa souffrance, son histoire et sa culture ».

Jaki, membre du parti du Droit et de la justice au pouvoir, est un populiste de droite qui avait déclaré que la loi – qui a depuis été réformée – interdisant tout blâme de la Pologne dans les crimes commis contre la Shoah avait été une « catharsis » pour son pays.

« Je ne dis pas que nous ne devons pas évoquer les moments difficiles dans l’histoire d’un pays, d’une nation », avait-il dit à Reuters au mois de février. « Mais si nous voulons construire notre image internationale en tant qu’Etat, nous devons la baser sur des choses positives ».

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