Pompeo au Moyen-Orient pour évoquer Syrie, Iran et Yémen
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Pompeo au Moyen-Orient pour évoquer Syrie, Iran et Yémen

Si ce voyage n'est pas le premier du chef de la diplomatie dans la région, il survient après des événements qui ont redistribué les cartes au Moyen-Orient et ébranlé les alliances

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo est interviewé par Fox News le 3 janvier 2019. (Capture d'écran : YouTube)
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo est interviewé par Fox News le 3 janvier 2019. (Capture d'écran : YouTube)

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se rend à partir de mardi dans près d’une dizaine de pays du Moyen-Orient pour une tournée d’une semaine, afin d’évoquer notamment le retrait américain de Syrie, le conflit au Yémen et l’effort pour contrer l’Iran.

Il doit se rendre du 8 au 15 janvier en Jordanie, en Egypte, à Bahreïn, à Abou Dhabi, au Qatar, en Arabie saoudite, à Oman et au Koweït, a annoncé vendredi le département d’Etat.

La Maison Blanche avait également fait savoir fin décembre que le secrétaire d’Etat se rendrait le 11 janvier à Bagdad, mais l’étape irakienne n’a pas été confirmée par la diplomatie américaine à ce stade.

Donald Trump a annoncé à la surprise générale, avant Noël, le retrait des soldats américains déployés en Syrie pour combattre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). L’annonce du président des Etats-Unis a pris de court les alliés des Américains, que Washington tente maintenant à la fois de rassurer et de prier de prendre le relais sur le terrain après son départ.

Mike Pompeo va donc discuter du conflit syrien notamment à Amman et à Ryad, selon le département d’Etat.

Au menu des discussions à Abou Dhabi, Ryad, Mascate et Koweït City, également la guerre au Yémen où un cessez-le-feu est entré en vigueur dans le port de Hodeida entre gouvernement yémenite et rebelles Houthis après des discussions de paix en Suède saluées par les Etats-Unis.

Les forces pro-gouvernementales yéménites se sont rassemblées dans une rue de la banlieue est de Hodeida le 13 novembre 2018, alors qu’elles continuaient à se battre pour le contrôle de la ville par les rebelles houthis. (Crédit : STRINGER / AFP)

L’administration Trump est sous la pression du Sénat américain, pourtant contrôlé par le camp républicain du président, qui a voté en décembre une résolution pour que Washington cesse de soutenir militairement la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen contre les rebelles Houthis appuyés par l’Iran.

Les sénateurs américains sont particulièrement remontés contre Ryad depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, début octobre dans le consulat d’Arabie à Istanbul.

Mike Pompeo demandera à Ryad « où en est l’enquête sur la mort du journaliste », a assuré le département d’Etat.

Le chef de la diplomatie américaine doit aussi ressouder les alliances régionales dans l’effort des Etats-Unis pour contrecarrer l’influence de l’Iran, son principal ennemi au Moyen-Orient.

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