Pour le candidat PS à Toulouse, pas d’accord avec LFI sans clarification
Depuis le début de la campagne électorale, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc agite comme un épouvantail une arrivée des partisans de M. Mélenchon au Capitole

Le candidat PS-Ecologistes à la mairie de Toulouse, François Briançon, a appelé son adversaire LFI à une « clarification » après les récents propos polémiques de Jean-Luc Mélenchon, sans quoi un accord de second tour serait impossible.
Face au maire divers droite sortant Jean-Luc Moudenc, la gauche peut envisager la victoire, en cas de fusion au second tour entre la liste Briançon (PS, Ecologistes, PC, Place Publique, Debout, Génération.s) et celle conduite par le député LFI François Piquemal, selon un sondage Ifop. Si les deux listes de gauche se maintiennent, M. Moudenc l’emporterait, d’après la même étude.
Dans un communiqué diffusé lundi, François Briançon, premier secrétaire du PS de Haute-Garonne et membre du bureau national, s’est offusqué des « ambiguïtés répétées » de Jean-Luc Mélenchon « qui abîment la gauche », évoquant des propos « pas anodins » sur l’affaire Epstein qui peuvent « réactiver des imaginaires complotistes aux relents antisémites » ou le fait qu’il « ironise sur le nom de Raphaël Glucksmann », ce qui « brouille les repères et abaisse le débat public ».
« Faute de clarification, les conditions d’un accord politique au second tour ne sont pas réunies. On ne rassemble pas sur l’ambiguïté. On ne construit pas sur le trouble », a poursuivi François Briançon, favorable lors des deux dernières législatives aux alliances électorales avec LFI.
La condition est, selon lui, « un accord à minima sur la façon dont on conçoit le débat public, le respect des principes républicains », a affirmé à l’AFP le candidat, ajoutant à l’adresse de M. Piquemal: « il dit qu’il est pour l’union, qu’il le prouve ».
Il appelle les électeurs toulousains à ne pas perdre de vue que l’enjeu du scrutin est d’élire « Moudenc ou Briançon » et à ne pas se laisser influencer par « ceux qui prennent en otage ce scrutin pour préparer la présidentielle ».
Depuis le début de la campagne électorale, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc agite comme un épouvantail une arrivée des partisans de M. Mélenchon au Capitole, dans le sillage du socialiste François Briançon.
A la tête d’une alliance MoDem-Horizons-Renaissance-UDI-LR, M. Moudenc est en tête des intentions de vote au 1er tour des municipales selon le sondage Ifop rendu public le 19 février, avec 33%, devant M. Briançon (30%), M. Piquemal (23%) et le candidat du Rassemblement national (RN) Julien Leonardelli (7%).
Dans l’hypothèse d’une triangulaire au second tour, le maire sortant divers droite l’emporterait avec 41% des voix, devant le candidat PS-Écologistes (35%) et le postulant LFI (24%). En revanche, en cas de duel Moudenc-Briançon au second tour, une liste d’union de la gauche totaliserait 53% des suffrages.







