Israël en guerre - Jour 290

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Pour le fils de Mireille Knoll, Emmanuel Macron est « une girouette »

L'homme a déploré les positions fluctuantes du président sur l'antisémitisme et s'est dit prêt à glisser un bulletin Rassemblement national contre le parti de Jean-Luc Mélenchon

Daniel Knoll, reçu par Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 28 mars 2018, jour de la marche blanche en hommage à sa mère assassinée. (Crédit : capture d'écran RMC)
Daniel Knoll, reçu par Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 28 mars 2018, jour de la marche blanche en hommage à sa mère assassinée. (Crédit : capture d'écran RMC)

Daniel Knoll, fils de Mireille Knoll, octogénaire sauvagement assassinée à Paris en 2018 parce que Juive, et co-fondateur de l’association éponyme, a été invité le 20 juin sur le plateau de BFM TV.

Lors de son intervention, il s’en est pris à Emmanuel Macron suite à sa décision d’interdire la présence de 74 entreprises israéliennes au salon de la défense Eurosatory, organisé à Villepinte du 17 au 21 juin.

« Macron joue à la girouette, il interdit à des entreprises israéliennes de venir en France, j’ai l’impression de me retrouver dans des années de guerre où on interdisait aux Juifs de rentrer dans des magasins », a-t-il déploré. « C’est scandaleux ce qu’a fait monsieur Macron, et pourtant, c’est quelqu’un que j’apprécie. Mais là, il a dépassé toutes les bornes et il donne raison à tous ceux qui sont antisémites en faisant ça. Ce n’est pas normal », a déclaré Daniel Knoll.

En fin d’année dernière, le président français avait été aussi vivement critiqué pour ne pas avoir participé à la grande marche contre l’antisémitisme organisée à Paris face à la recrudescence de l’antisémitisme dans la société française après les attaques terroristes du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre. À d’autres occasions, il a dit combattre l’antisémitisme et exprimé son soutien à Israël et à la communauté juive française – d’où l’accusation de « girouette » lancée par Daniel Knoll.

Celui-ci était invité à s’exprimer sur BFM TV suite au viol d’une enfant juive de 12 ans à Courbevoie, agressée parce que Juive. « Il n’y a plus aucun frein dans notre société. Nous savons que les délinquants risquent peu, surtout quand ils sont mineurs », a-t-il dénoncé.

Interrogé sur ses intentions pour les prochaines législatives du 30 juin et 7 juillet, il répond : « Je dois dire que je rejoins un peu notre ami [Serge] Klarsfeld et je pense qu’aujourd’hui le grand danger c’est malheureusement LFI [la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon]. Je ne comprends même pas qu’il y ait encore des gens qui aient envie de voter pour ce parti, qui montre sa haine à chaque moment. Et on ne dit rien, et on ne fait rien contre eux. »

En cas de second tour entre un candidat de La France insoumise pour le Nouveau Front populaire face au Rassemblement national, l’avocat et chasseur de nazis avait déclaré choisir le parti de Marine Le Pen.

Selon Daniel Knoll, le RN d’aujourd’hui n’est pas le FN d’hier, et Marine Le Pen serait totalement différente de son père. « Jean-Marie Le Pen était un grand salaud, on le sait tous, mais sa fille n’a rien à voir. » Il a aussi expliqué que les jeunes du RN n’étaient pas racistes ni antisémites. « Quand j’étais jeune, j’étais en Allemagne et mon père a été déporté. Et j’ai vu des Allemands normaux, des jeunes. Je pense qu’aujourd’hui il y a des jeunes au Front national qui sont normaux, qui ne sont pas racistes ni antisémites. Il ne faut pas systématiser les gens. La fille n’est pas responsable du père », a-t-il insisté.

Il a ajouté que l’accord avec Eric Ciotti et certains Républicains pourrait « atténuer énormément de choses au Front national ».

« Si je dois voter Front national ce n’est pas de gaieté de cœur, mais est-ce qu’on nous laisse le choix ? On est abandonné, on est complètement abandonné », a-t-il ajouté. « Je suis désolé, je suis dans l’incapacité de voter pour des mouvements comme le NPA ou LFI qui sont ouvertement anti-israéliens », faisant un lien entre « anti-israélien » et « anti-juif ». « Ces gens sont insupportables, ils ne devraient pas avoir de députés, c’est impossible. »

Face à lui, la rabbin Delphine Horvilleur, même si elle a dit comprendre son émotion, a considéré que « les extrêmes nous mènent toujours à la catastrophe ». Face à son désaccord avec Daniel Knoll, la philosophe a rappelé que ce débat transcendait la simple communauté juive française et s’étendait à la société dans son ensemble.

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