Pour le parti de Gantz, Israël a besoin d’un ‘leadership différent’
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Pour le parti de Gantz, Israël a besoin d’un ‘leadership différent’

Hossen LeYisrael appelle à un 'discours différent'; un ancien collègue de l'armée a attaqué sa campagne électorale, questionné son bilan militaire et estimé qu'il n'a 'rien à dire'

L'ancien chef d'état-major de Tsahal Benny Gantz prend la parole lors de la Conférence sioniste mondiale annuelle, à Jérusalem, le 2 novembre 2017. (Miriam Alster/FLASH90)
L'ancien chef d'état-major de Tsahal Benny Gantz prend la parole lors de la Conférence sioniste mondiale annuelle, à Jérusalem, le 2 novembre 2017. (Miriam Alster/FLASH90)

Le parti de l’ancien chef d’état-major de l’armée Benny Gantz a répliqué samedi au ministre Likud Yoav Gallant, après les déclarations de ce dernier affirmant que le nouveau venu en politique ne pourrait pas défendre son bilan militaire.

Le nouveau parti Hossen LeYisrael créé par Benny Gantz n’a pas évoqué directement ces critiques mais a publié un communiqué : « Le peuple d’Israël a besoin d’un discours différent et de dirigeants dignes et différents. »

Plus tôt samedi, Yoav Gallant, arrivé au Likud cette semaine après son départ de Koulanou, avait déclaré que Benny Gantz était resté silencieux depuis la création de son parti car il n’a « rien à dire ».

« Je pense qu’il sait pourquoi il reste silencieux. Je le sais aussi et des milliers d’officiers qui ont servi sous son commandement également, » a déclaré Yoav Gallant lors d’un événement culturel à Ness Ziona. « Quand on a rien à dire, on se tait. »

Le ministre du Logement Yoav Gallant à la conférence diplomatique du Jerusalem Post au Waldorf Astoria de Jérusalem, le 21 novembre 2018 (Crédit : Miriam Alster /Flash90)

Citant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, il a ajouté ironiquement : « Je ne vais pas intervenir dans l’éparpillement des électeurs de gauche. »

Gantz, qui devint chef d’état-major en 2011 après le rejet de la candidature de Gallant, a officiellement créé son parti politique le mois dernier à l’approche des élections législatives du 9 avril 2019, mais a depuis été très discret concernant ses positions politiques.

Un certain nombre de sondages placent Gantz à la seconde place, derrière le Likud de Benjamin Netanyahu, avec l’obtention estimée de 14 sièges. Le Likud pourrait en remporter 30.

Initialement approuvée par le gouvernement, la nomination de Yoav Gallant a par la suite été annulée lorsque des questions ont été soulevées au sujet de son appropriation de terres publiques pour la construction de sa maison dans le village rural d’Amikam. Il avait ensuite quitté l’armée pour entrer en politique. Il cherche désormais à obtenir un siège sous le drapeau du Likud lors des prochaines élections.

Lors du même événement, la député Stav Shaffir a déclaré qu’elle avait « déjà discuté avec Gantz par le passé et ses positions sont celles du parti travailliste. » Elle a fait part de son espoir quand à la volonté du chef du parti Avi Gabbay de fusionner les deux partis.

La députée Stav Shaffir Union sioniste ) face à la Knesset le 7 mars 2017. (Capture d’écran YouTube)

Lors d’un événement organisé à Modiin, la responsable de l’opposition Shelly Yachimovich a également déclaré qu’elle « s’efforçait de consolider nos rangs. Non seulement je n’écarte pas cette possibilité – j’aimerais une union avec le nouveau parti de Benny Ganz à terme. »

Le président du Parti travailliste Avi Gabbay avait nommé Shelly Yachimovich à la tête de l’opposition mardi après sa décision de se séparer de Tzipi Livni de Hatnua, démantelant ainsi l’Union sioniste. Une décision critiquée par beaucoup et perçue comme humiliante pour Livni, qui n’avait pas été prévenue.

« J’aurais fait les choses différemment, mais je ne fais pas partie de ceux qui sont extrêmement choqués, » a indiqué Shelly Yachimovich. « Il y a avait une part d’humiliation, mais lui aussi s’est fait plusieurs fois humilié ces derniers mois [par Livni]. »

Avi Gabbay aurait eu l’impression que Livni tentait de saper son leadership de l’Union sioniste et de former de nouvelles alliances.

Le député Ofer Shelah a déclaré que Livni était une partenaire « valable », ajoutant : « On ne renvoie pas les gens en direct… nous sommes en contact avec tout le monde. »

Le député Ofer Shelah (Yesh Atid) prend la parole lors d’une réunion de la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset le 19 novembre 2015. (Miriam Alster/Flash90)

Ce dernier n’a pas non plus écarté la possibilité de rejoindre le parti Hossen LeYisrael, mais a précisé que Yair Lapid n’avait pas de raison d’accorder la première place à Gant dans cette union.

« Je connais Gantz depuis 40 ans », a expliqué Shelah, également ancien commandant de l’armée. « Le monde politique est très diffèrent de ce qu’il connaît. »

Plusieurs partis se disputent les votes centristes pour les prochaines élections. Et plusieurs ont appelé à une union des forces de centre-gauche afin de chasser Benjamin Netanyahu du pouvoir, mais aucun accord n’a été conclu pour déterminer qui devrait diriger cette union.

Vendredi, Avi Gabbay a invité Lapid et Gantz à rejoindre le parti travailliste, tout en soulignant qu’il n’insisterait pas pour diriger une telle alliance et qu’il était certain de devenir le prochain Premier ministre d’Israël.

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