Les conseils municipaux du sud d’Israël annoncent un retour à la normale
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Les conseils municipaux du sud d’Israël annoncent un retour à la normale

Après un réveil vendredi matin dans un contexte d'incertitude suite à des tirs de roquettes et à des frappes de représailles, les écoles étaient restées fermées

Des étudiants israéliens marchent devant une batterie Dôme de fer, conçu pour intercepter et détruire des roquettes de courte portée et des obus de mortier, Ashdod, le 12 novembre 2019 (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
Des étudiants israéliens marchent devant une batterie Dôme de fer, conçu pour intercepter et détruire des roquettes de courte portée et des obus de mortier, Ashdod, le 12 novembre 2019 (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Après une matinée calme et plus de 14 écoulées depuis la dernière roquette tirée depuis Gaza vers Israël, les conseils municipaux de la périphérie de Gaza ont annoncé vendredi après-midi un retour à la normale.

Les Israéliens du sud se sont réveillés dans l’incertitude ce vendredi matin après une nuit sans bruit de sirènes — mais avec la forte probabilité de nouvelles alertes après une journée de tirs de roquettes et de frappes de représailles de la part de l’armée israélienne malgré un accord de cessez-le-feu.

Les écoles ont été fermées dans la région, notamment à Ashkelon, Sdérot, Netivot et les localités adjacentes à la bande de Gaza par mesure de prudence.

Vendredi après-midi, les conseils municipaux ont indiqué que les écoles seront ouvertes vendredi comme à l’habitude.

L’aviation militaire israélienne a fait savoir qu’elle avait mené de nouvelles frappes sur des cibles du Jihad islamique dans la bande de Gaza avant l’aube vendredi matin, en riposte à quatre attaques de roquettes émanant de l’enclave côtière jeudi ayant violé l’accord de cessez-le-feu annoncé la veille.

D’après des médias palestiniens, des drones et des avions de combat israéliens ont visé des installations du Jihad islamique  dans les villes de Khan Younés et Rafah dans le sud de la bande, et au moins deux personnes auraient été blessées.

The southern Israeli city of Sderot (photo credit: Moshe Shai/Flash90/File)
La ville de Sdérot (Creéit : Moshe Shai/Flash90)

Jeudi, quatre roquettes ont été tirées sur Israël, dont deux vers 22 heures, lesquelles ont été abattues par le système de défense aérienne du Dôme de fer. Aucun blessé n’a été signalé, mais des fragments de projectile ont atterri dans le jardin d’une crèche à Netivot.

Lors de cette même journée, Israël a respecté la trêve négociée par l’Égypte et l’ONU et n’a pas riposté avant la quatrième attaque.

On ignore qui est à l’origine de ces tirs de roquettes. Certaines membres du Jihad islamique seraient opposés au cessez-le-feu annoncé jeudi matin, poussant certains analystes à croire qu’ils s’en prendraient à Israël pour mettre l’accord à mal.

Une explosion causée par une frappe israélienne à Gaza, le 14 novembre 2019. (Crédit : AP Photo/Adel Hana)

Entre mardi avant l’aube et jeudi matin, plus de 450 roquettes et obus de mortier ont été lancés sur Israël depuis Gaza, et l’armée a riposté par des dizaines de frappes aériennes sur des installations du Jihad islamique et des cellules terroristes  qui s’apprêtaient à en tirer.

D’après des sources palestiniennes, 34 Gazaouïs ont trouvé la mort. Israël a indiqué que la majorité des victimes étaient des terroristes, mais des responsables des droits humains ont fait savoir que 16 civils figuraient parmi elles.

Cinquante-huit Israéliens ont été légèrement ou modérément blessés ou pris en charge pour des crises de panique.

La plupart des roquettes ont atterri dans des terrains vagues ou ont été interceptées par les défenses aériennes israéliennes. Certains ont touché des maisons, des entreprises et des rues, faisant des blessés et des dégâts matériels importants. Des dizaines de personnes se sont blessées en courant se réfugier dans des abris anti-bombes.

En réaction, l’armée israélienne a réalisé des dizaines de frappes sur des bases du Jihad islamique et des installations d’armement, ainsi que des équipes de lancement de roquettes, tuant 25 terroristes, d’après Tsahal.

Parmi les autres victimes côté palestinien se trouvaient un père de 54 ans, Mahmoud Ayad, et ses deux fils — Islam, 7 ans, et Amir, 24 ans — tués par erreur, les résidents de l’enclave démentant avoir été impliqués dans des activités terroristes. En outre, deux femmes et quatre enfants, appartenant aux familles de deux cadres du Jihad islamique ont péri dans les frappes qui visaient les deux hommes.

Les hostilités ont commencé après qu’un missile israélien a tué Baha Abou al-Ata, un commandant de haut rang de l’organisation terroriste, qu’Israël considère comme « l’instigateur principal » des actes terroristes émanant de l’enclave l’année dernière.

Le chef terroriste du Jihad islamique palestinien Baha Abu al-Ata assiste à un rassemblement dans la ville de Gaza, le 21 octobre 2016. (STR/AFP)

Jeudi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a visité la salle de crise du Shin Bet dans le centre d’Israël qui a dirigé l’opération contre Ata, saluant les agents pour leur courage.

Le général de division Herzi Halevi, à la tête du Commandement du sud de l’armée, a averti les résidents israéliens proches de la bande que les hostilités pourraient se poursuivre en dépit du cessez-le-feu.

Il a également indiqué que l’armée s’efforçait de déjouer ces attaques. « Si nous identifions les efforts de lancement, nous frapperons les cellules », a indiqué Halevi.

D’autres dirigeants israéliens ont prévenu qu’ils n’hésiteraient pas à reprendre le combat.

La branche militaire du Jihad islamique a également menacé Israël qu’elle était prête à continuer.

« Nos combattants dans tous nos unités militaires ont leur doigt sur la gâchette », a ainsi fait savoir la Brigade Al-Quds dans un communiqué, dévoilant par la même occasion une nouvelle roquette employée pendant les affrontements — la Buraq 120.

L’AFP a contribué à cet article

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