Premier test national du système d’alarme mené fin novembre
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Premier test national du système d’alarme mené fin novembre

Le nouveau système vise à s'assurer que les sirènes sont uniquement activées dans des zones où il y a une véritable menace

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des enfants courent vers un abri anti-bombe dans la ville de Kiryat Malachi, au sud d'Israël, pendant l'opération militaire Pilier de Défense, en novembre 2012, dans la bande de Gaza. (Yuval Haker / Armée israélienne)
Des enfants courent vers un abri anti-bombe dans la ville de Kiryat Malachi, au sud d'Israël, pendant l'opération militaire Pilier de Défense, en novembre 2012, dans la bande de Gaza. (Yuval Haker / Armée israélienne)

Plus tard ce mois, l’armée israélienne effectuera le premier test national du système de sirène d’alerte de roquettes entrantes récemment mis à jour, a annoncé dimanche l’armée israélienne.

Le test est prévu pour le 26-28 novembre. Les sirènes seront activées et des avertissements seront diffusés à la télévision, à la radio, sur les sites internet et par le biais de l’application mobile du Commandement de la Défense passive, a fait savoir Tsahal.

Le test du système sera mené dans différents endroits du pays sur ces trois jours entre 9h05 et 12h35.

L’armée n’a pas encore publié une liste détaillée avec les horaires précis pour les tests dans chaque ville ou village israélien.

Dans un communiqué, Tsahal notait qu’il s’agissait seulement d’un test du système d’alerte. « On ne demandera pas aux citoyens de s’entraîner à entrer dans les abris anti-bombe », a souligné l’armée.

Il s’agira du premier test national du système d’alerte de roquette amélioré, qui a été mis en place en juin.

« Le Commandement de la Défense passive considère de la plus grande importance l’amélioration et la simplification du système d’alerte des citoyens comme outil qui sauve des vies », a déclaré l’armée.

Avec son nouveau système d’alerte, Tsahal sera en capacité de donner des avertissements précis aux résidents du pays en cas d’attaque. Les alarmes retentiront dans les villes directement visées par un tir de roquette, plutôt que des zones plus larges comme le faisait l’ancien système ».

Avec l’ancienne méthode, le pays était divisé en environ 255 régions. Si l’armée détectait un projectile entrant se dirigeant vers n’importe quel point d’une région, les sirènes étaient déclenchées sur toute la zone.

En conséquence, de nombreux Israéliens devaient se précipiter aux abris anti-bombe alors que ce n’était pas nécessaire. Cette pratique risquait de désensibiliser les gens aux alertes de sirènes en leur faisant penser qu’elles ne les concernaient probablement pas, a déclaré un porte-parole de l’armée.

Des groupes palestiniens de la bande de Gaza tirent des roquettes vers Israël, le 5 mai 2019. (AP Photo/Khalil Hamra)

Le nouveau système, qui sera officiellement mis en activité mercredi à 17h, fonctionne en quadrillant le territoire en 1 700 régions, ou « polygones », comme l’armée les appelle.

Le système vise à s’assurer que les sirènes sont uniquement activées dans des zones où il y a une véritable menace. Cela permettra aux Israéliens présents dans des zones non-concernées par la menace de continuer leur vie normale. Cela contribuera également à maintenir un haut niveau de confiance dans le système d’alerte, a expliqué l’armée.

Afin de simplifier le système d’alarme, l’armée a également abandonné le système, qui prêtait à confusion, de régions et de chiffres pour désigner des zones au lieu de les appeler par les noms de villes, et dans le cas des grandes agglomérations, des quartiers.

Les six plus grandes villes en Israël – Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Beer Sheva, Hadera et Ashdod — ont chacune été divisées en quatre zones d’alerte, a fait savoir l’armée. A titre d’exemple, une roquette en direction du nord de Tel Aviv ne forcera pas les résidents du sud de la ville à aller aux abris anti-bombe.

Rishon Lezion, Herzliya, Netanya et Ramat Gan ont été divisées en deux zones d’alertes, a expliqué l’armée.

L’armée invite les résidents de ces 10 villes à consulter le site internet du Commandement de la Défense passive (disponible en anglais) afin de déterminer dans quelle zone ils vivent.

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