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Première opération du dos via une minuscule incision au niveau de la taille

Une femme de 80 ans a été la première Israélienne à subir une opération de fusion vertébrale - qui implique normalement une ouverture du dos - en utilisant la méthode antéro-psoas

Le Dr Shai Menachem, à gauche, et son collègue, le Dr Ory Keyna, pratiquant une opération du dos en utilisant la méthode antéro-psoastique pour la première fois en Israël, au Rambam Health Care Campus. (Crédit : Rambam Health Care Campus)
Le Dr Shai Menachem, à gauche, et son collègue, le Dr Ory Keyna, pratiquant une opération du dos en utilisant la méthode antéro-psoastique pour la première fois en Israël, au Rambam Health Care Campus. (Crédit : Rambam Health Care Campus)

Des chirurgiens de Haïfa ont pratiqué, pour la première fois, une opération du dos par une minuscule incision au niveau de la taille, une méthode moins invasive et plus rapide à guérir que les techniques précédentes.

Le centre hospitalier Rambam est le premier hôpital israélien à utiliser cette méthode, appelée antéro-psoas. Elle est utilisée aux États-Unis, en Australie et dans certains autres pays, mais seulement dans un nombre restreint d’établissements.

Elle tire parti d’un « couloir anatomique » – c’est-à-dire un passage libre pour la chirurgie – qui va de la taille au dos. Les chirurgiens font une petite incision à la taille et insèrent un tube par lequel ils peuvent opérer.

Ils procèdent ensuite à une fusion vertébrale, une opération qui consiste à relier deux ou plusieurs vertèbres de la colonne vertébrale, ce qui a pour but de réduire la douleur, corriger une déformation ou améliorer la stabilité.

« Il s’agit d’une technique chirurgicale qui peut être utilisée aussi bien dans les cas simples que dans les cas les plus complexes », a déclaré au Times of Israel le Dr. Shai Menachem, qui a réalisé l’opération avec son collègue le Dr. Ory Keynan.

« Elle nous permet de réaliser des fusions vertébrales par une petite incision à la taille et, par conséquent, d’obtenir une récupération plus rapide et plus facile par rapport à la technique habituelle. »

« Normalement, il faut ouvrir le dos et déconnecter les muscles de la colonne vertébrale, mais grâce à cette méthode, nous n’en faisons rien. La technique utilisée touche à moins de tissus ; il y a donc moins de saignement et moins de douleur post-opératoire. »

Illustration : Un médecin tenant une colonne vertébrale devant une IRM sur un écran d’ordinateur. (Crédit : iStock via Getty Images)

Le premier patient, qui vient d’être traité à Rambam, est une femme de 80 ans qui a déjà subi deux opérations du dos il y a plusieurs années en raison de douleurs lorsqu’elle marchait ou se tenait simplement debout ; mais de nouvelles douleurs sont apparues le long de sa jambe droite ainsi que dans le bas du dos.

Au lieu de subir d’autres incisions dorsales, qui auraient laissé des cicatrices sur les tissus délicats du dos, elle a pu être opérée par la taille.

C’était la première fois que le Dr. Menachem effectuait cette opération en Israël, mais il l’avait pratiquée à plusieurs reprises à Sydney, en Australie, où il avait récemment passé un séjour dans le but de maîtriser cette technique.

« L’opération a été réalisée en pratiquant une petite incision latérale frontale dans la paroi abdominale », a-t-il expliqué. « Avec l’aide d’un équipement médical conçu pour cette approche chirurgicale, spécialement importé d’Australie, la scoliose dégénérative du patient – courbure de la colonne vertébrale – a pu être réparée, et les nerfs sous tension qui causaient des douleurs le long de la jambe ont été libérés. »

Le Dr. Menachem a déclaré qu’il s’attendait à commencer à utiliser cette procédure à grande échelle. « Parmi les patients souffrant de conditions médicales qui peuvent être soignées, nous préférerons certainement opérer avec cette méthode afin de réduire le caractère invasif et d’accélérer la récupération post-opératoire. »

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