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Première plainte pour agression sexuelle déposée contre Gal Uchovsky

Cinq personnes auraient dit aux policiers qu'elles avaient été agressées par le militant LGBT, mais une seule a déposé une plainte officielle

Gal Uchovsky à la Knesset, le 4 juin 2012 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
Gal Uchovsky à la Knesset, le 4 juin 2012 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Une première plainte officielle a été déposée dimanche auprès de la police contre le scénariste et producteur Gal Uchovsky, l’un des militants des droits LGBT les plus connus en Israël, qui a récemment été accusé par plusieurs hommes d’agression sexuelle.

La semaine dernière, la police a ouvert une enquête sur Uchovsky après que le diffuseur public Kan a publié les témoignages de deux hommes qui ont déclaré qu’Uchovsky les avait agressés sexuellement ces dernières années. Depuis lors, une troisième personne a également déclaré à la chaîne avoir été agressée par Uchovsky.

Les médias n’ont pas identifié le plaignant ni la nature exacte des accusations portées contre l’activiste, qui ont été déposées auprès de la police de Tel Aviv.

Selon Kan, jusqu’à présent, cinq personnes ont informé la police d’incidents concernant Uchovsky, dont certains au cours des six derniers mois, mais une seule plainte officielle a été déposée.

Après la diffusion du reportage de Kan, qui comprenait des allégations de deux hommes, lundi, Uchovsky, une personnalité populaire de la télévision, a présenté ses excuses et a déclaré qu’il se retirait de la présidence d’IGY – Israel Gay Youth, une organisation à but non lucratif de premier plan au service des jeunes LGBTQ en Israël.

Mardi, sur Facebook, Uchovsky n’a pas nié avoir eu des relations sexuelles avec les accusateurs, mais a déclaré : « Je n’ai jamais essayé d’imposer ma présence à qui que ce soit, et je suis prêt à passer n’importe quel test polygraphique pour le prouver ».

Il a souligné qu’il n’avait « jamais, jamais eu l’intention de blesser quelqu’un ».

Samedi soir, Kan a déclaré qu’un troisième homme avait contacté la chaîne. Un praticien holistique a affirmé qu’Uchovsky l’avait agressé lors d’une séance il y a 14 ans. Les affirmations de l’homme ont été confirmées par un test au détecteur de mensonges et par un ami à qui il s’était confié au moment de l’agression présumée.

L’homme a déclaré à la chaîne que déjà lors du premier traitement qu’il a donné à Uchovsky, ce dernier a essayé de le toucher sexuellement.

« Je lui ai dit : ‘Arrête, ça suffit' », a déclaré l’homme, qui a également affirmé qu’Uchovky l’avait giflé à une occasion.

« Il m’a rendu financièrement dépendant de lui », a ajouté l’homme. Il a expliqué qu’il s’est senti obligé de se manifester après avoir vu le reportage de Kan la semaine dernière.

Toutes les victimes présumées ont parlé à Kan sous couvert d’anonymat.

Le premier des membres anonymes de la communauté LGBTQ a affirmé qu’Uchovsky l’avait agressé il y a un an et demi, lors d’une rencontre sexuelle arrangée à l’avance entre eux, au cours de laquelle le président d’IGY a violé les limites dont ils avaient convenu auparavant.

Le plaignant a déclaré à Kan qu’il avait clairement exprimé son refus de se plier aux avances sexuelles, mais qu’Uchovsky n’avait pas arrêté.

Un deuxième plaignant a déclaré à la chaîne qu’il y a plusieurs années, lors d’une réunion de travail avec Uchovsky, l’activiste s’est soudainement « jeté sur moi et a commencé à m’embrasser ». « J’ai essayé de le repousser. Il m’a agressé sexuellement malgré mon objection, jusqu’à ce qu’il ait fini », se souvient le second plaignant.

En réponse, Uchovsky a déclaré qu’il n’était pas au courant que le premier homme n’avait pas consenti et s’est excusé « par compréhension et sensibilité. » Il a dit qu’il n’avait pas reçu suffisamment de détails pour commenter le second témoignage, mais « une fois que c’est le sentiment, il s’excuse également auprès du second plaignant. »

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