Première réunion du gouvernement palestinien en marge de la conférence des donateurs
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Première réunion du gouvernement palestinien en marge de la conférence des donateurs

Plusieurs donateurs refusent de donner leur aide pour la reconstruction si le Hamas est le seul représentant à Gaza

Une famille passe devant les ruines d'immeubles à Shejaiya, dans la bande de Gaza, le 27 août 2014. (Crédit : AFP/Roberto Schmidt)
Une famille passe devant les ruines d'immeubles à Shejaiya, dans la bande de Gaza, le 27 août 2014. (Crédit : AFP/Roberto Schmidt)

Le gouvernement palestinien de consensus national se réunira jeudi, pour la première fois dans la bande de Gaza, a annoncé lundi à l’AFP son porte-parole.

« Le cabinet tiendra jeudi sa première réunion à Gaza », théâtre d’un conflit meurtrier avec Israël du 8 juillet au 26 août, a déclaré Ihab Bseiso.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Hamas ont signé le 23 avril un accord de réconciliation pour mettre fin à la division politique depuis 2007 entre la Cisjordanie, dont l’Autorité palestinienne administre les zones autonomes, et la bande de Gaza dirigée par le mouvement islamiste.

L’accord a donné naissance le 2 juin à un gouvernement de consensus national composé de personnalités indépendantes.

La tenue à Gaza pour la première fois d’un conseil des ministres a pour but d’envoyer un message avant la conférence internationale des donateurs, prévue le 12 octobre au Caire, sur la reconstruction de l’enclave palestinienne.

« C’est un message visant à montrer au monde entier que nous avons un gouvernement qui doit prendre la responsabilité de la reconstruction de Gaza », a souligné Ihab Bseiso.

Lors de la conférence du Caire, organisée sous l’égide de l’Egypte et la Norvège, le gouvernement palestinien doit demander une aide de 4 milliards de dollars.

Bien que le nouveau cabinet ait pris ses fonctions début juin, l’Autorité palestinienne avait ensuite accusé le Hamas de l’empêcher de travailler à Gaza, le président Mahmoud Abbas affirmant notamment début septembre que le mouvement islamiste maintenait un « gouvernement parallèle » dans l’enclave.

Le 25 septembre, le Fatah d’Abbas, et le Hamas ont finalement annoncé un accord pour permettre à leur fragile gouvernement d’union d’exercer son autorité dans l’enclave.

De nombreuses capitales conditionnent leur aide à Gaza à l’exercice de l’autorité du gouvernement d’union dans le territoire, le Hamas étant considéré comme un groupe « terroriste » par les Etats-Unis et l’Union européenne.

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