Israël en guerre - Jour 143

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Première station-service à hydrogène pour véhicules dans le nord d’Israël

La station, financée en partie par le ministère de l'Énergie, est le fruit d'un partenariat entre trois entreprises et offre une alternative plus verte au carburant

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Nimrod Ofir, ingénieur chez Colmobil, près de l'un des trois camions qui seront remplis à la première station-service d'hydrogène d'Israël à Yagur, près de Haïfa, dans le nord d'Israël, le 8 mai 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
Nimrod Ofir, ingénieur chez Colmobil, près de l'un des trois camions qui seront remplis à la première station-service d'hydrogène d'Israël à Yagur, près de Haïfa, dans le nord d'Israël, le 8 mai 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Les dirigeants de trois grandes entreprises ont inauguré lundi la première station-service d’hydrogène du pays, avec un message enregistré du président Isaac Herzog et une visite du ministre de l’Énergie Israël Katz.

Située près du kibboutz Yagur, dans le nord d’Israël, à seulement dix kilomètres des raffineries de pétrole Bazan, dans la baie de Haïfa, la station Sonol dispose déjà de pompes à essence et de stations de recharge pour les voitures électriques. Elle se dotera bientôt d’une installation de stockage de l’énergie solaire produite par les panneaux photovoltaïques installés sur le toit, ce qui lui permettra d’être autosuffisante sur le plan énergétique.

Le projet hydrogène de 12 millions de shekels, dont un quart a été financé par le gouvernement, est le fruit d’un partenariat tripartite entre Sonol, qui possède des stations-service dans tout le pays, Bazan, qui fabrique de l’hydrogène, et l’importateur de véhicules Colmobil, qui a fourni les trois premiers camions à hydrogène – un pour chacun des partenaires.

Selon Nimrod Ofir, ingénieur chez Colmobil, les sept réservoirs de chaque camion peuvent transporter 32 kilogrammes d’hydrogène sous forme gazeuse et parcourir 450 kilomètres avant de devoir faire le plein – un processus qui ne prend que 15 minutes.

L’hydrogène est stocké dans un grand conteneur à la station-service et fourni aux camions par ce qui ressemble à une pompe à essence ordinaire avec un pistolet.

Grâce à une connexion infrarouge, la pompe peut lire la quantité d’hydrogène dont le camion a besoin.

L’hydrogène entre dans le camion sous forme congelée et se réchauffe progressivement au cours du voyage.

Des réservoirs d’hydrogène dans l’un des trois premiers camions israéliens alimentés à l’hydrogène à la station-service Sonol de Yagur, près de Haïfa, dans le nord d’Israël, le 8 mai 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

L’énergie est créée lorsque l’hydrogène rencontre l’oxygène de l’air dans une pile à combustible. Un catalyseur déclenche une réaction électrochimique entre les deux éléments. Le seul sous-produit est l’eau.

L’énergie ainsi créée peut être utilisée directement pour faire tourner le moteur du camion, a expliqué Ofir, ou peut être stockée temporairement dans une batterie à hydrogène pour donner au véhicule un coup de pouce supplémentaire, lorsqu’il monte une côte par exemple.

Sonol prévoit d’ouvrir d’autres stations d’hydrogène dans le sud et le centre du pays au cours des deux prochaines années.

Partout dans le monde, la promesse de l’hydrogène comme source d’énergie pour le camionnage, l’industrie lourde et même les habitations est à l’origine de la prochaine révolution des énergies propres.

Des trains à hydrogène circulent déjà en Allemagne.

La technologie en est encore à ses débuts, mais des fonds sont investis en Israël et à l’étranger pour rendre l’utilisation de l’hydrogène plus puissante, plus efficace et plus rentable.

Comme l’hydrogène peut être produit partout où il y a de l’eau et une source d’électricité, il offre une certaine indépendance énergétique aux pays qui dépendent des puissances productrices de charbon, de pétrole et de gaz naturel.

De gauche à droite : Le PDG de Sonol, Nir Galili, le ministre de l’énergie Israël Katz, le PDG de Colmobil Yaneev Shirazi, le PDG de Bazan Asaf Almagor, près du kibboutz Yagur, le 8 mai 2023. (Crédit : Idan Sabah)

L’hydrogène doit être fabriqué car il n’existe à l’état naturel qu’en association avec d’autres éléments. Sa séparation est énergivore.

Bazan utilise actuellement des combustibles fossiles pour ces processus. Le PDG Asaf Almagor a déclaré au Times of Israel que l’entreprise avait décidé de ne pas attendre l’hydrogène « vert », basé sur les énergies renouvelables, avant de lancer le projet d’hydrogène, mais qu’elle investissait dans la société israélienne H2Pro dans l’espoir d’utiliser les énergies renouvelables pour le processus à l’avenir.

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