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Premières évacuations des Israéliens bloqués au Pérou dans un contexte de troubles

Lancement d'une opération pour escorter des dizaines de personnes coincées près du Machu Picchu vers Cusco, alors que les manifestants exigent la libération du président déchu

Des Israéliens évacuant à pied d'Aguas Calientes, au milieu de manifestations meurtrières au Pérou, le 17 décembre 2022. (Crédit : Facebook)
Des Israéliens évacuant à pied d'Aguas Calientes, au milieu de manifestations meurtrières au Pérou, le 17 décembre 2022. (Crédit : Facebook)

Les compagnies israéliennes d’assurances de voyage ont déclaré samedi avoir lancé une opération de sauvetage des touristes bloqués au Pérou, sur fond de troubles meurtriers déclenchés par l’éviction du président du pays la semaine dernière.

La compagnie d’assurance voyage Passportcard et MAGNUS International Search and Rescue ont déclaré que les touristes bloqués près d’Aguas Calientes – une ville proche de l’ancienne citadelle inca de Machu Picchu – effectuaient une randonnée pédestre de 10 kilomètres, escortée par les guides des firmes, jusqu’à une installation hydroélectrique, d’où ils leur faudra ensuite six heures de route pour rejoindre la ville de Cusco.

« Le siège de Passportcard à Netanya et l’équipe d’intervention d’urgence MAGNUS à Tel Aviv suivent de près toutes les étapes du sauvetage, et sont en contact permanent avec les services de sécurité et les responsables sur le terrain », ont déclaré les sociétés, ajoutant qu’elles donneraient plus d’informations lorsque tous les Israéliens seraient arrivés à destination.

Le service ferroviaire qui dessert le Machu Picchu est suspendu depuis mardi, laissant environ 800 touristes bloqués dans la petite ville. Plusieurs aéroports du pays ont également été fermés, notamment le terminal international de Cusco, qui sert de porte d’entrée au Machu Picchu.

L’aéroport de Cusco est le troisième plus grand du Pérou et dessert de nombreux sites touristiques de la région.

Il est fermé depuis lundi, lorsque des manifestants ont tenté de prendre d’assaut le terminal, laissant des milliers de touristes dans l’incertitude.

« Il y a 5 000 touristes bloqués dans la ville de Cusco, ils sont dans leurs hôtels en attendant que les vols reprennent », a déclaré à l’AFP Darwin Baca, maire de la ville voisine de Machu Picchu.

Le ministère des Affaires étrangères a averti les Israéliens au Pérou « d’éviter les foules, les lieux où se déroulent des manifestations, et d’être attentifs aux médias et aux messages du ministère des Affaires étrangères » en raison de la situation en cours.

« Nous soulignons que dans certaines zones du pays, notamment dans la région de Cusco et autour du Machu Picchu, il y a des barrages routiers et des restrictions de circulation, d’entrée et de sortie de la zone, puisque le système ferroviaire et certains aéroports ne fonctionnent pas », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le touriste israélien Aviv Gilad, qui a été évacué vendredi, a écrit au site d’information Ynet que lui et ses amis avaient entrepris une marche de 30 kilomètres de neuf heures et demi le long de voies ferrées et de rivières, puis avaient été escortés par la police pendant deux heures et demi jusqu’à Cusco.

Gilad a déclaré qu’en cours de route, il avait remarqué que les voies ferrées et les routes étaient bloquées par des blocs de pierres, probablement placés par les manifestants dans le but de paralyser le pays.

Yael Hadad, une autre touriste bloquée à Aguas Calientes, a déclaré à la Douzième chaîne qu’elle était impatiente d’être évacuée, notant que la nourriture avait commencé à manquer dans la région.

« Nous allons bientôt commencer à marcher. Nous serons escortés par la police locale afin d’assurer notre sécurité. Nous sommes surtout heureux de partir pour Cusco, car nous commençons à manquer de nourriture ici », a-t-elle déclaré.

La touriste israélienne, Revital Vinitsky, qui séjournait à Cusco, a déclaré à  la Douzième chaîne que son vol pour Lima, capitale du pays, avait été annulé dans la matinée, se retrouvant bloquée dans la ville.

« Je me suis rendue dans les bureaux de la compagnie aérienne parce qu’ils ne répondent pas au téléphone. Ils ne parlent pas l’anglais, et nous parlent en espagnol ; il n’ont rien à dire de plus », a-t-elle déclaré.

« J’ai récemment contacté l’ambassade [israélienne] au Pérou afin de comprendre à quoi il fallait s’attendre et dans quelle mesure allaient-ils nous aider. Ils nous ont principalement dit de patienter ne sachant pas eux-mêmes ce qui serait mis en place. »

Le Pérou a été plongé dans une crise politique la semaine dernière après que le président Pedro Castillo a été destitué et arrêté suite à sa tentative de dissoudre le Parlement et de se maintenir au pouvoir en rompant l’ordre constitutionnel qualifié par certains de « coup d’État ».

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