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Prison de Gilboa: Un détenu et des responsables bientôt inculpés de « proxénétisme »

Suite à une nouvelle plainte, les procureurs ont rouvert l'affaire. Mahmoud Atallah sera accusé de viol et le commandant de la prison et le chef du renseignement, de fraude

Le prisonnier de sécurité palestinien Mahmoud Atallah accusé d'avoir agressé sexuellement et violé des femmes soldats et gardiennes de Tsahal à la prison de Gilboa, dans le cadre d'un scandale selon lequel les gardiennes auraient été "livrées" à des détenus palestiniens. (Autorisation)
Le prisonnier de sécurité palestinien Mahmoud Atallah accusé d'avoir agressé sexuellement et violé des femmes soldats et gardiennes de Tsahal à la prison de Gilboa, dans le cadre d'un scandale selon lequel les gardiennes auraient été "livrées" à des détenus palestiniens. (Autorisation)

Les procureurs de l’Etat ont annoncé, mardi, leur décision de réexaminer les plaintes des gardiennes de prison affirmant avoir été « prostituées » en faveur de détenus palestiniens, dans l’enceinte de la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël, il y a de cela plusieurs années.

Ils ont annoncé le prochain dépôt des ordonnances de mise en accusation.

La déclaration des procureurs explique qu’ils ont fait droit à une procédure d’appel contre leur décision de classement de l’affaire sans inculpation et qu’ils prévoient d’accuser de fraude, abus de confiance et manquement à leurs devoirs l’ancien commandant de la prison de Gilboa, Bassem Kashkosh, et celui qui était alors son officier de renseignement, Rani Basha.

Les procureurs ont ajouté que le Palestinien Mahmoud Atallah, détenu pour terrorisme et soupçonné d’avoir violé une gardienne de prison et d’avoir abusé sexuellement de deux autres personnes avec la complicité des autorités de la prison, serait également mis en accusation.

Atallah est à l’isolement depuis 2018 suite au scandale qui aurait vu Basha « prostituer » des gardiennes pour son plaisir et celui d’autres détenus palestiniens, à sa demande expresse.

En juillet 2022, le site d’information Ynet révélait qu’un prisonnier palestinien condamné pour terrorisme faisait l’objet d’une enquête de la police pour agression sexuelle depuis sa cellule.

En juillet toujours, une ancienne soldate qui avait effectué son service comme gardienne à la prison de Gilboa affirmait avoir été violée à plusieurs reprises par un prisonnier, plus tard désigné comme étant Atallah.

Un gardien de prison dans un mirador de la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Flash90)

A l’occasion d’une interview accordée au site d’information Ynet en août dernier, cette femme, témoignant sous couvert d’anonymat et se faisant connaître sous le pseudonyme « Hila », a évoqué les agressions dont elle a été victime, ajoutant vouloir « laver son honneur » et faire taire les rumeurs selon lesquelles elle aurait menti.

« Ce n’est pas une simple histoire de terroristes et de gardiens. C’est plus compliqué et plus grave. Qui a, pendant plus de quatre ans, permis que des gardiennes soient agressées et violées ? » a avancé Hala.

Une ancienne soldate de Tsahal affirmant avoir été violé par un prisonnier de sécurité lorsqu’elle était gardienne à la prison de Gilboa, lors d’une interview avec la Douzième chaîne, le 8 août 2022. (Crédit : La Douzième chaîne)

En septembre derniers, des rumeurs avaient laissé penser qu’Atallah ne serait pas inculpé, mais « au regard des nouveaux documents d’enquête, le procureur a établi qu’Atallah pourrait également être condamné », précise le communiqué de mardi.

Par ailleurs, suite à des « entretiens approfondis », le procureur de l’État « a décidé de suivre les conclusions de l’enquête » et d’accuser Kashkosh et Basha, qui auraient été au courant des agissements d’Atallah mais ne les auraient pas signalés, en violation de leurs obligations.

Basha pourrait même être accusé d’avoir sciemment décidé d’affecter une nouvelle gardienne à la zone de détention d’Atallah, une fois informé des agissements de ce dernier.

Les procureurs ont précisé qu’aucune charge ne serait retenue contre le prédécesseur de Basha, Nissim Finish, démissionnaire de l’administration pénitentiaire au moment du scandale, en raison des difficultés à prouver son degré de connaissance des faits.

Déposées dès 2018, les premières plaintes de femmes soldats et gardiennes de l’administration pénitentiaire pour harcèlement et agression sexuelle au sein des prisons israéliennes ont été mises de côté jusqu’à l’an dernier, date à laquelle une enquête a été rouverte suite à de nouvelles accusations, révélées par l’enquête sur des prisonniers évadés de Gilboa.

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