Procès Azaria : Danon et des ministres condamnent les propos de l’ONU sur la peine « inacceptable »
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Procès Azaria : Danon et des ministres condamnent les propos de l’ONU sur la peine « inacceptable »

Le UNHCR a estimé qu' "une peine de 18 mois "pour une violation des droits de l'Homme aussi grave est inacceptable"

Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a jugé vendredi insuffisante et « inacceptable » la condamnation à 18 mois de prison d’un soldat israélien pour avoir achevé un terroriste palestinien, estimant par ailleurs qu’il s’agissait d’une « apparente exécution extrajudiciaire ».

Une peine de 18 mois « pour une violation des droits de l’Homme aussi grave est inacceptable », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse.

« Nous sommes profondément troublés par la peine trop clémente prononcée » par le tribunal à l’encontre de ce soldat, Elor Azaria, « condamné pour avoir tué illégalement un Palestinien lors d’une apparente exécution extrajudiciaire d’un homme non armé qui ne représentait clairement aucun danger », a-t-elle dit.

« Cette affaire risque de renforcer la culture de l’impunité », a-t-elle ajouté.

Le soldat Elor Azaria, qui a aussi la nationalité française, a été condamné mardi pour homicide par un tribunal militaire israélien.

Il avait été filmé en mars 2016 par un par un militant pro-palestinien alors qu’il tirait une balle dans la tête d’Abdel Fattah al-Sharif à Hébron en Cisjordanie.

Le Palestinien venait d’attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, le terroriste gisait au sol, apparemment hors d’état de nuire. La vidéo s’était propagée sur les réseaux sociaux.

Le soldat Azaria est « le seul membre des forces de sécurité israéliennes à avoir été traduit en justice pour meurtre », a déploré Mme Shamdasani.

« Nous parlons d’une culture chronique de l’impunité, pas d’un cas individuel », a-t-elle renchéri.

« Le conseil des droits de l’Homme de l’ONU reste silencieuse alors que les droits de l’Homme en Syrie et en Iran sont bafoués et, au plus fort de l’hypocrisie, critique la seule véritable démocratie au Moyen-Orient. La crédibilité et l’intégrité du système de justice israélien sont indiscutables, » a déclaré l’ambassadeur d’Israël à l’ONU Danny Danon.

“Il est encore prouvé que dans la conscience morale dénaturée du Conseil des droits de l’Homme, une balle tirée par Azaria sur un terroriste est pire que les millions de balles qui tuent des innocents en Syrie, en Libye, en Irak et au Yémen », a écrit le ministre de la Défense, Avigdor Liberman sur sa page Facebook.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett, leader du parti Habeyit Habeyudi, a écrit avec ironie sur sa page facebook : « Parmi les 55 000 personnes assassinées par Assad, ceux qui ont été décapités par l’Etat islamique et ceux qui ont été pendus par l’Iran, cela doit être le problème central au Moyen Orient ».

Le ministre des Transports (Likud), Yisrael Katz, a qualifié la condamnation du Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU de « simplement immonde ».

le leader de Yesh Atid, Yair Lapid, a écrit que “La commission des Droits de l’Homme de l’ONU n’a pas annoncé ce matin qu’il avait été troublé par le demi-million de personnes qui ont trouvé la mort en Syrie. Il n’y a qu’un seul pays au Moyen Orient où un soldat peut aller en prison pour avoir tué un ennemi blessé. Un seul pays avec l’état de droit, mais le conseil des droits des terroristes s’inquiète de nous ».

NB : la dépêche AFP originelle parlait d’Abdel Fattah al-Sharif comme d’un « soldat » palestinien, ce qui n’a pas été corrigé par certains médias ayant repris la dépêche.

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