Procès en appel de la relaxe de Georges Bensoussan prévu le 29 mars
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Procès en appel de la relaxe de Georges Bensoussan prévu le 29 mars

Poursuivi par le CCIF pour incitation à la haine raciale, l'historien avait été relaxé par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Le parquet avait fait appel

Georges Bensoussan a été  poursuivi par le controversé CCIF pour avoir dénoncé l'antisémitisme domestique musulman (Crédit: Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons)
Georges Bensoussan a été poursuivi par le controversé CCIF pour avoir dénoncé l'antisémitisme domestique musulman (Crédit: Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons)

Le 29 mars prochain se tiendra le procès en appel de Georges Bensoussan réclamé par le parquet et plusieurs associations. Relaxé dans l’affaire l’opposant au CCIF (Comité contre l’islamophobie en France) pour avoir expliqué lors d’une émission sur France-Culture que les musulmans « tétaient l’antisémitisme au lait de leur mère ».

Alors que la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Georges Bensoussan, poursuivi pour « discrimination, haine ou violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine (…) en l’espèce la communauté musulmane » à l’initiative du controversé CCIF, le Parquet a décidé de faire appel de ce jugement.

Me Michel Laval, dans un entretien accordé au site Akadem l’avocat de Bensoussan s’étonne de la décision du parquet « c’est assez étonnant de voir le parquet s’aligner dans ce dossier sur la position du CCIF », qu’il qualifie de « suivisme » problématique puisqu’il a été jugé que « le CCIF ne remplit pas les conditions pour pouvoir agir en justice, » c’est-à-dire de se constituer partie civile.

Il accuse également le CCIF « d’instrumentaliser la justice au service d’une certaine idéologie » comme l’ont fait en leur temps le Parti communiste et des associations d’extrême gauche.

L’avocat Michel Laval, conseil de Georges Bensoussan dans une émission d’Akadem présentée par J. Alexandrowicz (Crédit: capture d’écran Akadem)

Rappelons que suite à la constitution de la Licra en partie civile, Alain Finkielkraut avait décidé d’abandonner le poste honorifique qu’il occupait au sein de l’association anti-raciste.

Résumons les faits. Le 10 octobre 2015, l’historien Georges Bensoussan (Les Territoires perdus de la République, Juifs en pays arabes, le grand déracinement…) invité par Alain Finkielkraut dans son émission ‘Répliques’ sur France-Culture tient les propos suivants : « Aujourd’hui, nous sommes en présence d’un autre peuple [les personnes de culture arabo-musulmane-Ndlr] au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés. Il n’y aura pas d’intégration tant qu’on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret ».

Il ajoutera : « Il se trouve qu’un sociologue algérien, Smaïn Laacher, d’un très grand courage, vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : c’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère ».

Affirmation qui poussera Alain Finkielkraut à demander à l’historien s’il n’y avait pas, dans ses propos, un risque « d’essentialisation », et l’historien Patrick Weil, autre invité de l’émission, a déclaré « ces propos [honteux] qui condamnent 4 millions de nos concitoyens ».

Alain Finkielkraut a par ailleurs apporté son soutien à Georges Bensoussan à qui l’on « fait un faux procès, » selon lui.

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