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Projet Pegasus : des fonctionnaires du ministère de la Défense « visitent » NSO

Dans le même temps, Gantz s'est rendu à Paris, après que des rapports aient révélé que Macron et des parlementaires français faisaient partie des cibles de Pegasus

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Une femme israélienne utilise son téléphone devant un bâtiment à Herzliya qui héberge la société de renseignement du groupe NSO, le 28 août 2016. (Jack Guez/AFP/Fichier)
Une femme israélienne utilise son téléphone devant un bâtiment à Herzliya qui héberge la société de renseignement du groupe NSO, le 28 août 2016. (Jack Guez/AFP/Fichier)

Le ministère israélien de la Défense a déclaré qu’un certain nombre de responsables gouvernementaux ont visité les bureaux du groupe NSO mercredi pour examiner les affirmations d’une récente enquête globale selon lesquelles la technologie de cybersurveillance de la firme aurait été utilisée pour espionner des personnalités politiques et des journalistes du monde entier.

Cette démarche intervient alors que le ministre de la Défense, Benny Gantz, s’est rendu à Paris, apparemment pour tenter de rassurer les Français suite aux informations selon lesquelles le président Emmanuel Macron et d’autres parlementaires faisaient partie des cibles.

« Des représentants de différents bureaux se sont rendus dans les bureaux du NSO Group pour vérifier les rapports et les affirmations qui ont fait surface à son sujet », a déclaré le ministère dans un communiqué.

L’enquête sur le NSO Group – connue sous le nom de projet Pegasus – a été menée par un consortium de 17 médias internationaux qui ont affirmé que le programme Pegasus de la société avait été utilisé pour réprimer la dissidence politique et le journalisme d’investigation par des régimes autocratiques du monde entier, notamment en Arabie saoudite, en Hongrie, en Azerbaïdjan, aux Émirats arabes unis, au Bahreïn, au Maroc et au Mexique.

Jusqu’à présent, le ministère israélien de la Défense n’a pas exprimé son intention d’enquêter sur la société et est resté laconique sur la question mercredi, refusant de préciser la nature de la visite, si une enquête officielle avait été lancée, qui étaient les fonctionnaires, et quelles allégations spécifiques ils vérifiaient.

« A ce stade, je ne peux pas donner plus de détails que la formulation de la déclaration », a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense.

L’annonce est intervenue alors que Gantz rencontrait son homologue française, Florence Parly, en partie à cause des allégations selon lesquelles le programme de cybersurveillance de NSO Group, Pegasus, avait été utilisé par des services de sécurité marocains non identifiés contre Macron et plusieurs parlementaires français.

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