Israël propose son aide après le séisme de magnitude 7 à l’ouest de la Turquie
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Israël propose son aide après le séisme de magnitude 7 à l’ouest de la Turquie

La secousse, qui a été ressentie jusqu'à Istanbul et Athènes, a provoqué l'effondrement de plusieurs immeubles ; le bilan actuel fait état de 4 morts et 120 blessés

Des personnes travaillent sur un bâtiment effondré, à Izmir, Turquie, le 30 octobre 2020, après qu'un fort tremblement de terre en mer Egée ait secoué la Turquie et la Grèce (Crédit : DHA via AP)
Des personnes travaillent sur un bâtiment effondré, à Izmir, Turquie, le 30 octobre 2020, après qu'un fort tremblement de terre en mer Egée ait secoué la Turquie et la Grèce (Crédit : DHA via AP)

Un puissant séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter a secoué vendredi l’ouest de la Turquie et provoqué l’effondrement de plusieurs immeubles, ont rapporté l’Institut de géophysique américain (USGS) et les autorités turques. Au moins quatre morts et 120 blessés ont été rapportés.

Le ministre de la Défense israélien Benny Gantz a annoncé dans un communiqué offrir l’aide de l’armée israélienne à la Turquie. En 1999, Tsahal était déjà venu au secours de la Turquie après le séisme de Izmit, soignant environ 1 200 personnes et sauvant une dizaine de personnes des décombres.

« L’Etat d’Israël et ses services de défense expriment leur plus profond chagrin face à cette catastrophe, et se tiennent prêts à envoyer immédiatement une délégation afin de venir en aide [à la population turque] et pour y déployer un hôpital de campagne afin de prendre en charge les nombreux blessés », indique le communiqué.

« L’Etat d’Israël et ses forces de sécurité apporteront toujours une aide humanitaire aux civils qui sont blessés, peu importe l’endroit, en s’appuyant sur l’expérience et les capacités de Tsahal acquises au fil des ans pour faire face aux situations d’urgence », a ajouté Gantz.

La secousse, qui a été ressentie jusqu’à Istanbul et Athènes, s’est produite en mer Egée, au sud-ouest d’Izmir, troisième plus grande ville de Turquie, et près de l’île grecque de Samos.

« À ce stade, nous avons reçu des informations selon lesquelles six immeubles se sont effondrés à Bornova et Bayrakli », dans la province d’Izmir, a indiqué le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu sur Twitter.

« Certains de nos concitoyens sont coincés dans les décombres », a ajouté le ministre de l’Environnement Murat Kurum, faisant état pour sa part de cinq immeubles effondrés.

Des gens devant chez eux à Izmir, en Turquie, le 30 octobre 2020, après qu’un fort tremblement de terre en mer Égée ait secoué la Turquie et la Grèce. (Crédit : AP Photo/Ismail Gokmen)

Les autorités turques ont chiffré la secousse à 6,6 sur l’échelle de Richter. Selon l’USGS, elle s’est produite à une dizaine de kilomètres de profondeur.

Les télévisions turques montraient les images de nuages de poussière s’élevant dans le ciel pendant que des habitants se précipitaient dans les rues en panique.

Le gouverneur d’Istanbul Ali Yerlikaya a indiqué qu’aucun dégât n’avait été constaté dans l’immédiat dans la capitale économique du pays.

« Toutes nos institutions ont commencé à se rendre sur les lieux pour entamer les efforts nécessaires », a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan sur Twitter.

La Turquie est située dans une des zones sismiques les plus actives du monde. En 1999, le séisme de magnitude 7,4 avait frappé le nord-ouest du pays, faisant plus de 17 000 morts, dont un millier à Istanbul.

En janvier dernier, un séisme de 6,7 avait fait une quarantaine de morts dans la province d’Elazig (est).

En 2011, un tremblement de 7,1 sur l’échelle de Richter dans la province de Van (est) avait fait plus de 600 morts.

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