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Quand la tribune de la COP sert à promouvoir les énergies fossiles

Des représentant de l'Iran, du Koweït et de Bahreïn ont vanté les énergies fossiles, pourtant responsables du changement climatique, en mettant en avant les "faibles émissions" du gaz

Le vice-président iranien Ali Salajegheh prononce un discours au Centre international de convention de Sharm el-Sheikh, lors de la conférence sur le climat COP27, le 15 novembre 2022. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)
Le vice-président iranien Ali Salajegheh prononce un discours au Centre international de convention de Sharm el-Sheikh, lors de la conférence sur le climat COP27, le 15 novembre 2022. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Certains pays ont profité mardi de la tribune offerte par la COP27 pour vanter les énergies fossiles, pourtant responsables du changement climatique, en mettant en avant les « faibles émissions » du gaz ou des solutions technologiques pour capturer le CO2.

« La crise énergétique actuelle en Europe et ailleurs dans le monde confirme que même si les systèmes énergétiques doivent être durables, ils ne devraient pas non plus échouer à répondre à d’autres exigences comme d’être abordables et accessibles », a déclaré le vice-président iranien chargé de l’Environnement, Ali Salajegheh.

« Une fin totale de l’utilisation des énergies fossiles semble très improbable à court et moyen terme », a-t-il assuré à la tribune de la grande conférence de l’ONU sur le changement climatique, causé essentiellement par l’utilisation des énergies fossiles.

« C’est pourquoi promouvoir et investir dans l’utilisation de combustibles à faibles émissions de CO2 comme le gaz naturel, et des systèmes à l’efficacité énergétique plus grande, pourrait jouer un rôle plus efficace pour assurer la sécurité énergétique », a avancé l’Iranien.

De jeunes militants pour le climat protestent contre le fait que des représentants de l’industrie des combustibles fossiles ont été autorisés à pénétrer dans l’enceinte du sommet sur le climat COP26 à Glasgow, en Écosse, le 11 novembre 2021. (Crédit : AP Photo/Alastair Grant)

Le représentant du Koweït a pour sa part vanté une stratégie climatique « qui va se concentrer sur les secteurs du pétrole et du gaz pour s’assurer qu’ils soient neutres en carbone ». Le directeur de l’agence environnementale nationale n’a pas détaillé comment le pays comptait s’y prendre.

Mohammed Bin Daina, ministre du Pétrole et de l’environnement du Bahreïn, a de son côté mis en avant des « solutions avancées dans la capture et la séquestration du carbone ».

Ces techniques aujourd’hui peu développées et très chères sont régulièrement critiquées par des défenseurs de l’environnement, qui les jugent peu déployable à grande échelle et y voient une excuse pour ne pas baisser les émissions de CO2.

Les ONG s’inquiètent du nombre important de lobbyistes liés aux énergies fossiles à la COP27, en hausse de plus de 25 % par rapport à la conférence de l’an dernier à Glasgow, et craignent que la conférence sur le climat ne serve de paravent à des contrats gaziers en particulier.

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