Quatre individus arrêtés pour vente de contenu pornographique
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Quatre individus arrêtés pour vente de contenu pornographique

Parmi les victimes figurent des mineures et des célébrités ; la police a mené une opération pour contourner l'anonymat sur les plateformes Telegram et Discord

Le site web de l'application de messagerie Telegram sur un écran d'ordinateur à Moscou, en Russie. (Crédit : AP/Alexander Zemlianichenko)
Le site web de l'application de messagerie Telegram sur un écran d'ordinateur à Moscou, en Russie. (Crédit : AP/Alexander Zemlianichenko)

Quatre jeunes hommes ont été arrêtés lundi, soupçonnés d’avoir diffusé des photos et des vidéos de centaines de femmes nues, y compris des mineures, à leur insu ou sans leur consentement. Selon le radiodiffuseur public Kan, les hommes sont âgés d’une vingtaine d’années, et l’un d’entre eux est un soldat de Tsahal.

Les victimes seraient des femmes âgées de 14 à 40 ans, et notamment des célébrités. Les ordinateurs des quatre hommes, qui vivent dans les villes septentrionales de Hadera, Césarée et Haïfa, ont été saisis lors de leur arrestation.

L’enquête a été menée par le département du cyber-espace de la police de Tel Aviv au cours des derniers mois. Les hommes sont soupçonnés d’avoir diffusé les images et les vidéos via Telegram, Discord et d’autres plateformes de messagerie.

Les suspects doivent comparaître lundi devant le tribunal du district de Tel Aviv, où un juge décidera s’ils doivent rester en détention, comme l’a demandé la police. Selon Ynet, aucun des quatre hommes n’a de casier judiciaire. Ils sont accusés d’avoir ouvert des groupes sur des plateformes de réseaux sociaux pour partager les images, y compris des groupes dont l’accès était payant.

Le commissaire de police Nir Sadeh, responsable de l’unité informatique de la police de Tel Aviv, a déclaré au site d’information Ynet que certaines des personnes impliquées dans l’opération ont travaillé sous couverture pour identifier les auteurs présumés. « Au cours de l’enquête sous couverture, plusieurs opérations technologiques ont été réalisées grâce auxquelles nous avons pu surmonter les [protocoles] d’anonymat sur les plateformes Telegram et Discord », a déclaré Sadeh. « Il est important de se rappeler que ces femmes et ces mineurs sont les victimes. »

Leurs détails et leur matériel ont été partagés sans leur permission ou leur consentement. » En 2014, Israël est devenu le premier pays à interdire la diffusion de ce qu’on appelle le revenge porn, dans le but d’empêcher la diffusion de contenus pornographiques sur Internet.

La loi, qui vise les médias sexuellement explicites postés à l’insu ou sans le consentement de la personne représentée, couvre également les contenus partagés sur les médias sociaux. Elle stipule que les personnes reconnues coupables d’avoir publié de tels contenus seront poursuivies en tant que délinquants sexuels, et que l’infraction est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Depuis l’adoption de la loi, des dizaines de personnes ont été arrêtées en Israël, soupçonnées d’avoir partagé des images et des vidéos de femmes nues sans leur consentement.

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