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Québec : Cinq élèves font un salut nazi en salle de classe

Le B’nai Brith Canada a exhorté ce mois-ci le Québec à mieux enseigner l’histoire de la Shoah à l’école

Cinq élèves font un salut nazi en salle de classe, en mai 2023, au Québec. (Crédit : capture d’écran La Presse)
Cinq élèves font un salut nazi en salle de classe, en mai 2023, au Québec. (Crédit : capture d’écran La Presse)

Le B’nai Brith Canada, groupe de défense de la communauté juive, a exhorté ce mois-ci le Québec à mieux enseigner l’histoire de la Shoah à l’école après que cinq élèves se sont récemment levés en classe pour faire un salut nazi dans la ville de Rawdon, au nord de Montréal. Au même moment, la chanson militaire allemande « Erika », composée en 1930 et fortement associée au régime nazi, était jouée en arrière-plan.

« Dès que la direction a été informée de cette situation, les mesures nécessaires ont rapidement été prises auprès des élèves et de la professeure suppléante. La préoccupation et l’objectif est de faire une intervention éducative afin de faire comprendre la portée du geste et sa signification. De la sensibilisation a donc déjà été réalisée auprès du groupe et les élèves ont été rencontrés », a indiqué la porte-parole de l’école, Maude Jutras.

Déjà, en 2021, une quinzaine d’élèves de l’École secondaire catholique Algonquin de North Bay, dans l’Ontario, au Canada, avaient été filmés en train de faire des saluts nazis et de prononcer des propos haineux, au sein même de l’établissement.

En réaction à cet incident antisémite, la région avait décidé de commencer à éduquer ses élèves au sujet de la Shoah et des discours haineux dès la sixième année du primaire, à partir de la rentrée prochaine.

Ce mois-ci, le B’nai Brith a ainsi demandé au ministre de l’Éducation du Québec, Bernard Drainville, de copier l’Ontario – une demande pour l’instant rejetée par le bureau du ministre de l’Éducation, au prétexte que les élèves du primaire sont encore trop jeunes.

« On peut finir l’école au Québec avec une connaissance très limitée à propos d’un des chapitres les plus tristes de l’humanité. Et ensuite, ces jeunes peuvent être la cible de désinformation en ligne, la cible de gens qui nient l’Holocauste », a expliqué au journal La Presse Marvin Rotrand, ancien conseiller municipal montréalais et aujourd’hui directeur de la Ligue des droits de la personne au B’nai Brith.

« Quand ce sont des élèves si jeunes, parfois ils ne savent pas tout à fait ce qu’ils font, ils ne savent pas que c’est extrêmement blessant. C’est exactement pourquoi l’Ontario a décidé d’agir en bas âge », a-t-il ajouté.

Selon une récente étude d’un chercheur de l’Université Western, réalisée auprès de 3 600 élèves du secondaire au Canada et aux États-Unis, un tiers des élèves pense que le bilan de la Shoah a été exagéré, ou nie qu’elle ait eu lieu.

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