Raid aérien sur une milice pro-Iran à la frontière Irak-Syrie ; 5 morts
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Raid aérien sur une milice pro-Iran à la frontière Irak-Syrie ; 5 morts

Des médias ont annoncé des frappes sur des bases du groupe HAchd al-Chaabi pour la deuxième fois en deux jours

Des membres des Unités de mobilisation populaire se tiennent à côté d'un camion en feu après une attaque de drone imputée à Israël, à proximité du point de passage Qaim, dans la province d'Anbar, en Iraq, le 25 août 2019. (AP Photo)
Des membres des Unités de mobilisation populaire se tiennent à côté d'un camion en feu après une attaque de drone imputée à Israël, à proximité du point de passage Qaim, dans la province d'Anbar, en Iraq, le 25 août 2019. (AP Photo)

Tôt mardi matin, des avions non-identifiés ont attaqué des positions de combattants soutenus par l’Iran dans l’est de la Syrie, à proximité de la frontière irakienne, tuant au moins cinq personnes, selon les médias arabes.

Citant des responsables de la sécurité irakienne, Sky News Arabia a déclaré que les frappes visaient une base appartenant à Hachd al-Chaabi, un groupe de milices très largement soutenues par l’Iran. La frappe aurait tué 5 personnes et blessé neuf autres.

Il s’agit de la deuxième frappe en deux jours sur des positions contrôlées par des milices chiites dans la région de Boukamal en Syrie, et la troisième en un mois. Certains médias syriens et irakiens ont attribué ces frappes à Israël. Il n’y a pas eu de déclarations publiques en ce sens de la part des autorités syriennes ou irakiennes.

Selon l’OSDH basé en Grande-Bretagne, au moins dix combattants pro-iraniens ont été tués dans une frappe aérienne mardi par des drones, qui auraient ciblé un camp d’entraînement et un dépôt de munitions.

L’OSDH et le collectif militant Deir Ezzor 24 ont dit que les frappes ont eu lieu à proximité d’un point de passage frontalier entre la Syrie et l’Irak, qui a été récemment construit mais n’est pas encore opérationnel. L’ouverture du point de passage a été repoussée, à plusieurs reprises, ces dernières semaines.

Le 9 septembre, un avion a ciblé un dépôt d’armes et des positions des milices soutenues par l’Iran dans la région de Boukamal, tuant au moins 18 combattants et détruisant huit entrepôts. Un responsables syrien de la sécurité avait alors déclaré que des avions israéliens étaient derrière l’attaque, mais il avait démenti toutes victimes humaines.

Image satellite montrant les conséquences d’une attaque aérienne de nuit sur une base militaire iranienne présumée dans la région de Boukamal, en Syrie, près de la frontière irakienne, le 9 septembre 2019. (ImageSat International)

Depuis la mi-juillet, sept dépôts d’armes et des camps d’entraînement appartenant au groupe Hachd al-Chaabi ont été ciblés dans des attaques.

Le réseau Al Arabiya, appartenant à l’Arabie saoudite, a annoncé que le groupe terroriste libanais du Hezbollah maintient également une présence dans la région de Boukamal.

Le groupe Hachd al-Chaabi a accusé Israël et les Etats-Unis d’être responsables de la série de frappes et de repérage de ses bases à l’aide de drone. Les autorités israéliennes n’ont pas commenté publiquement ces allégations.

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