Ran Ben Shimon déclare avoir été agressé à Athènes avec son assistant
L'entraîneur a raconté qu'un homme l'a bousculé alors qu'il parlait hébreu avant le match entre l'Hapoel Beer Sheva et l'équipe locale : "Cela ne me découragera certainement pas à l'avenir "

L’entraîneur de l’équipe nationale de football d’Israël, Ran Ben Shimon, a déclaré mardi qu’il avait été bousculé la semaine dernière à Athènes par un homme qui a tenu des propos désobligeants.
L’incident de jeudi dernier est venu s’ajouter à une liste croissante d’actes anti-Israël qui ont été signalés en Grèce, cette dernière semaine. Le ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, a appelé les autorités grecques, mardi après-midi, à « agir contre ces manifestations d’antisémitisme ».
L’entraîneur et son adjoint, Gal Cohen, se trouvaient à Athènes avant un match entre l’Hapoel Beer Sheva et l’AEK Athènes. Ils marchaient dans la rue lorsqu’un homme s’est approché d’eux. Selon un communiqué de la Fédération israélienne de football, l’individu « a commencé à tenir des propos désobligeants, apparemment après les avoir entendus discuter en hébreu ».
« Les deux hommes l’ont ignoré et après qu’il a établi un contact physique avec eux, ils l’ont éloigné de la zone avec d’autres civils », a ajouté le communiqué, selon la chaîne publique Kan.
La chaîne d’information N12 a fait savoir que l’homme avait crié : « Free Palestine. »
« L’horrible incident survenu à Athènes a été traité rapidement et efficacement, et je ne suis désolé que pour la grossièreté et pour l’impolitesse de cette personne », a déclaré Ben Shimon dans un communiqué qui a été rapporté par les médias israéliens.
« Je doute qu’il nous ait même identifiés en tant qu’entraîneurs de l’équipe nationale, et je suppose que ce qui a conduit à cette situation, c’est le fait que nous étions des Israéliens qui nous exprimions en hébreu. »
« Je suis fier de représenter mon pays, partout dans le monde. Et cela ne me découragera très certainement pas à l’avenir », a-t-il ajouté.
Ben Shimon était également à Paris pour un match au mois de novembre 2024, quand des manifestants anti-Israël avaient protesté contre un rassemblement pro-Israël lié à l’extrême droite.
Plusieurs autres incidents anti-Israël se sont récemment en Grèce, une destination touristique plébiscitée par les Israéliens.
Samedi, un Israélien a déclaré que quelqu’un s’était approché de lui sur la plage, qu’il avait crié « J’emmerde Israël, je suis le Hamas » avant de lui arracher une partie de l’oreille. Quelques jours plus tôt, un groupe d’adolescents israéliens avait été accosté par un groupe d’attaquants anti-Israël alors qu’ils étaient en vacances sur l’île grecque de Rhodes. La veille, un bateau de croisière appartenant à des Israéliens n’avait pas pu accoster sur l’île grecque de Syros et avait été redirigé vers Chypre en raison d’une grande manifestation anti-Israël qui se déroulait dans le port.
Lundi, des échauffourées ont éclaté entre la police anti-émeute et des manifestants à Rhodes lors d’un mouvement de protestation contre la guerre à Gaza, alors qu’un bateau de croisière israélien était à quai sur l’île, ont rapporté les médias locaux.
Mardi après-midi, Zohar a lancé un appel au gouvernement grec pour qu’il réagisse aux attaques.
« Il est inquiétant de voir l’escalade anti-Israël en Grèce, alors que les relations entre Israël et la Grèce ont été et continueront d’être parmi les meilleures et les plus étroites avec un pays d’Europe », a-t-il écrit sur le réseau social X.
« J’attends des autorités qu’elles agissent contre ces expressions d’antisémitisme, qui méritent d’être condamnées et réprimées. »
Il a ajouté que « je fais confiance au gouvernement grec pour agir sur cette question et pour ne pas permettre aux opinions extrêmes et aux actions violentes d’occuper l’espace public ».
Des incidents anti-Israël ont également été signalés ailleurs en Europe. En Autriche, le serveur d’un restaurant de Vienne aurait notamment refusé de servir un groupe de musiciens israéliens parce qu’ils parlaient hébreu.







