Rechercher

Israël, le pays le plus victime de cyberattaques géopolitiques en 2025 – rapport

Israël a subi 1 881 cyberattaques, essentiellement de la part de groupes pro-iraniens et anti-israéliens ; viennent ensuite les États-Unis et l'Ukraine, selon le rapport Global Cyber Threat de Radware

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Illustration : Un homme regarde une vidéo sur un site israélien piratée pendant la nuit par un groupe de hackers iranien se faisant appeler « Hackering Saviours », dans un bureau à Jérusalem le 21 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Illustration : Un homme regarde une vidéo sur un site israélien piratée pendant la nuit par un groupe de hackers iranien se faisant appeler « Hackering Saviours », dans un bureau à Jérusalem le 21 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

En 2025, Israël a été le pays le plus attaqué au monde par des hackers et autres acteurs malveillants pour des raisons géopolitiques – les multiples fronts ouverts contre le groupe terroriste du Hamas, l’Iran et ses proxies ayant provoqué un fort regain des cyberattaques, lit-on dans le rapport annuel mondial d’analyse des menaces cybernétiques publié jeudi par la société israélienne de cybersécurité Radware.

Avec 12,2 % de toutes les cyberattaques à motivation géopolitique en 2025, Israël se glisse en tête de liste, suivi des États-Unis avec 9,4 % et de l’Ukraine avec 8,9 %, selon le rapport de Radware. Ce qui signifie que, dans le monde, près d’une attaque idéologique sur huit s’est faite contre Israël, confirmant la propagation des conflits étatiques vers la sphère numérique.

Radware souligne que cette « concentration illustre le rôle de l’hacktivisme comme arme par procuration dans les conflits internationaux, de façon à perturber les infrastructures numériques des adversaires d’un pays. »

Les deux années de guerre contre le Hamas à Gaza et les douze jours de conflit militaire avec l’Iran, en juin dernier, ont fait redoubler d’activité les hacktivistes, avec une hausse des cyberattaques à motivation politique contre les infrastructures publiques, privées et critiques. En 2025, Israël a été victime de
1 881 revendications d’attaques uniques, contre 1 550 un an plus tôt, toujours selon les chiffres de Radware.

Début 2026, le chef de la cyberdéfense, Yossi Karadi, a fait savoir qu’Israël devait se préparer à ce qu’il a qualifié de « cyberguerre » imminente. Par ailleurs, l’agence de sécurité du Shin Bet et la Direction nationale du cyberespace ont indiqué que, ces derniers mois, des centaines de cyberattaques iraniennes contre des Israéliens — y compris des hauts responsables du gouvernement et de la défense, des universitaires et des journalistes — ont été détectées et déjouées. En 2025, la Direction nationale du cyberespace a déclaré avoir constaté une hausse de 55 % du nombre de cyberattaques d’une année sur l’autre.

Selon l’analyse de Radware, dans tous les pays pris pour cibles, les services publics ont été les victimes de prédilection des hacktivistes, avec 38,8 % de toutes les attaques revendiquées. Les acteurs malveillants cherchent dans ce cas à perturber le fonctionnement normal de l’État et saper la confiance de la population.

Israël est la première victime de cyberattaques géopolitiques, selon le rapport 2026 sur la menace cybernétique mondiale de Radware. (Avec l’aimable autorisation de Radware)

La disponibilité d’outils d’IA générative permet aux attaquants disposant de ressources relativement limitées de lancer des campagnes automatisées à grande échelle, à commencer par des tentatives de prise de contrôle de compte, le scraping de données et des attaques par connexions répétées. Nombre de cyberattaques sont extrêmement courtes, parfois moins d’une minute, ce qui rend leur détection manuelle de plus en plus difficile, estime le rapport.

« Le paysage des menaces évolue rapidement », analyse Ron Meyran, vice-président du renseignement sur les menaces chez Radware. « Les attaquants combinent désormais automatisation, intelligence artificielle et stratégies multi-vecteurs pour perturber les opérations à grande échelle. »

« Les organisations doivent adopter des défenses automatisées capables de répondre en quelques secondes, pas en quelques minutes », souligne-t-il.

Parmi les trois principaux groupes hacktivistes qui s’en sont pris à Israël en 2025 figurent le groupe pro-iranien Arabian Ghosts, suivi de Black Ember, M. Hamza pro-palestinien et le groupe pro-russe NoName057(16). Dans tous les pays, NoName057(16) a été le principal acteur hacktiviste en nombre d’attaques en 2025.

À l’échelle mondiale, les cyberattaques utilisant un modèle dit de déni de service distribué (DDoS) – c’est-à-dire lorsque les pirates saturent les sites Internet de connexions pour ralentir voire arrêter les opérations sur les systèmes – se sont envolées à plus de 168 % l’an dernier par rapport à 2024, apprend-on dans le rapport.

Selon le rapport mondial 2026 de Radware sur les menaces cybernétiques de premier plan, les principaux groupes de hackers s’en sont pris à Israël. (Avec l’aimable autorisation de Radware)

« Les chiffres confirment que les hacktivistes privilégient les pays en prise à des conflits géopolitiques, utilisant les attaques DDoS comme outil de protestation politique et de marquage nationaliste », estime Radware. « Des acteurs porteurs de menaces idéologiques mènent des campagnes DDoS ininterrompues contre des sites publics officiels, des infrastructures critiques et des entreprises commerciales, revendiquant parfois publiquement leurs attaques en temps réel via des canaux Telegram dédiés. »

En 2025, les activités malveillantes contre des sites Internet et des services numériques ont augmenté de plus de 120 % par rapport à 2024. Selon Radware, les applications sont désormais le principal vecteur des attaques, leur permettant de perturber directement les systèmes métier, opérations clients et autres processus organisationnels.

Radware dit s’attendre à ce que les tendances 2025 « se confirment dans les années à venir, avec des attaques axées sur les applications et les activités automatisées, le cyberespace s’affirmant comme une arme permanente des conflits géopolitiques. »

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.