Rare visite à Damas du chef de la diplomatie russe
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Rare visite à Damas du chef de la diplomatie russe

Sergueï Lavrov, qui va rencontrer le président syrien, rejoint une délégation russe arrivée la veille à Damas sous la houlette du vice-Premier ministre Iouri Borissov

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem à Moscou, Russie, le 30 août 2018. (AP Photo/Alexander Zemlianichenko)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem à Moscou, Russie, le 30 août 2018. (AP Photo/Alexander Zemlianichenko)

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est arrivé lundi dans la capitale syrienne Damas, sa première visite dans le pays en guerre depuis 2012, a annoncé le ministère syrien des Affaires étrangères.

M. Lavrov, qui va rencontrer le président syrien Bachar al-Assad, rejoint une délégation russe arrivée la veille à Damas sous la houlette du vice-Premier ministre Iouri Borissov pour des discussions bilatérales, selon l’agence de presse syrienne Sana.

Une conférence de presse de M. Lavrov et son homologue syrien Walid Mouallem est prévue dans l’après-midi, ont annoncé les services des deux ministres. Le chef de la diplomatie russe s’envolera ensuite pour Chypre.

Allié indéfectible de Damas, Moscou est intervenue militairement fin 2015 dans le conflit syrien pour épauler le pouvoir de Bachar al-Assad, alors en mauvaise posture face à des rebelles réclamant sa chute et une montée en puissance des groupes jihadistes.

Le président russe Vladimir Poutine avait effectué en janvier 2020 une visite surprise à Damas, son premier déplacement dans la capitale syrienne depuis le début du conflit en 2011.

En décembre 2017 il s’était aussi rendu sur la base aérienne russe de Hmeimim, principale installation militaire de son pays dans le nord-ouest de la Syrie.

Les négociations pour une solution politique au conflit menée sous l’égide de l’ONU ont été peu à peu éclipsées par un processus parallèle dit d’Astana, monté par Moscou et Téhéran, les alliés du pouvoir syrien, en coopération avec la Turquie, parrain traditionnel de certains groupes rebelles.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 avec la répression dans le sang par le pouvoir de manifestations pro-démocratie inédites, a fait plus de 380 000 morts et jeté sur la route de l’exil des millions de personnes.

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