Rassemblement en hommage à Simone Veil à Paris
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Rassemblement en hommage à Simone Veil à Paris

Certains ont déposé au pied de la statue de la République des roses, d'autres des cintres, symboles des avortements clandestins

Place de la République à Paris (Crédit : Britchi Mirela/Wikimedia commons/CC BY-SA 3.0)
Place de la République à Paris (Crédit : Britchi Mirela/Wikimedia commons/CC BY-SA 3.0)

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi soir place de la République à Paris en hommage à Simone Veil, grande figure de la vie politique française décédée à 89 ans, qui laisse son nom à la loi de 1975 sur la légalisation de l’avortement, a constaté une journaliste de l’AFP.

De nombreuses associations féministes ont participé à ce rassemblement. Le collectif Georgette Sand avait appelé sur Facebook à venir rendre hommage à cette « grande dame », « figure emblématique de la défense des droits des femmes », qui « mérite sa place au Panthéon ».

« Simone Veil, pour sa vie et son parcours de survivante de la Shoah, d’avocate pour les Droits des femmes et d’Européenne, mérite le Panthéon », estiment également les soutiens d’une pétition lancée par Politiqu’elles sur change.org et qui avait recueilli 5 000 signatures en début de soirée.

Parmi les participants de tous âges venus rendre hommage à Simone Veil, certains avaient déposé au pied de la statue de la République des roses, d’autres des cintres, symboles des avortements clandestins.

« Je ne serais pas la femme que je suis sans Simone Veil. Elle nous a donné cette liberté avec l’IVG », a témoigné Johanna Nizard, 42 ans, pour qui elle était « un modèle, même au-delà d’une héroïne ». Cette participante au rassemblement, qui dit avoir eu l’impression de perdre « quelqu’un de (s)a famille », estime que « ce qu’elle a fait est extraordinaire, aussi bien pour les hommes que pour les femmes ».

Pour Aude Rouaux, 27 ans, « Simone Veil est une icône, une idole ». « Je me demande qui peut la remplacer », s’interroge la jeune femme, rendant hommage au fait qu' »elle était indépendante intellectuellement et n’avait peur de rien ».

Nombre d’associations féministes, comme le Planning familial ou la Clef (coordination française pour le lobby européen des femmes) avaient rappelé dans la journée que « face aux risques de régressions actuelles en Europe », le combat pour le droit à l’IVG « est toujours d’actualité ».

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