Israël en guerre - Jour 143

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Réactions du Canada quant à l’accusation de « génocide » contre Israël

Justin Trudeau avait parlé du respect de son pays au droit international tandis que sa ministre Joly avait rappelé qu'il fallait des "preuves irréfutables"

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'exprime lors de l'ouverture du 19e Sommet des leaders Canada-Union européenne à Terre-Neuve et Labrador, le 23 novembre 2023. (Crédit : Alexis Aubin/AFP)
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'exprime lors de l'ouverture du 19e Sommet des leaders Canada-Union européenne à Terre-Neuve et Labrador, le 23 novembre 2023. (Crédit : Alexis Aubin/AFP)

« Le Canada est depuis des années un ardent défenseur du système international fondé sur les règles et ses institutions, y compris la Cour internationale de Justice. […] En même temps, notre appui pour le processus de la CIJ n’implique pas que nous appuyons les prémisses de l’affaire [portée par] l’Afrique du Sud », a déclaré vendredi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, en réaction aux accusations de « génocide » lancées par Pretoria contre Israël.

“Le Canada est depuis longtemps un pays qui se tient debout pour la règle de droit et a la responsabilité d’agir pour protéger les civils”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Selon Israël, les accusations laissant entendre que l’État juif aurait une intention génocidaire à l’encontre des Palestiniens de Gaza, dans le cadre de sa campagne militaire contre le Hamas, sont fausses. La guerre a débuté après l’assaut meurtrier commis sur le sol israélien par le groupe terroriste au pouvoir dans la bande, le 7 octobre. Ce jour-là, des milliers de terroristes du Hamas ont tué 1 200 personnes et kidnappé 240 personnes, des civils en majorité, les prenant en otage dans la bande de Gaza.

Après avoir évité de prendre position pendant plusieurs jours au sujet des poursuites à la CIJ, Trudeau, pressé sur le sujet par les journalistes, a ainsi souligné que le Canada était un soutien fervent de la Cour, qui émane des Nations unies, où ont lieu les audiences, tout en exprimant son scepticisme face à la requête sud-africaine et sans prendre de position catégorique.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a plus tard réitéré les propos tenus par Trudeau dans un communiqué, ajoutant qu’« il faut des preuves irréfutables » pour qu’un pays soit accusé d’« actes de génocide » et qu’Israël avait « le droit de se défendre contre les attaques terroristes » en « respectant le droit humanitaire international ».

Si ce communiqué n’indique pas clairement que le Canada s’oppose à la démarche de l’Afrique du Sud, le ministère n’exprime aucune sympathie envers celle-ci. Alors que les États-Unis ont jugé « sans fondement » la démarche devant la CIJ, Ottawa n’a pas utilisé de qualificatif.

Les membres du parti libéral de Trudeau, qui comprend des députés juifs et musulmans, ont adopté des positionnements différents concernant la guerre à Gaza.

Trudeau a constamment affirmé qu’Israël avait le droit de se défendre après l’attaque meurtrière qui a pris pour cible le sud d’Israël, il y a trois mois. Mais alors que le nombre de civils gazaouis tués dans le cadre de l’offensive militaire n’a cessé de grimper, il a peu à peu changé de ton et, le mois dernier, il a déclaré que les proches amis d’Israël s’inquiétaient de la possibilité que le conflit ne vienne mettre en péril la sécurité à long-terme d’Israël.

« Le Canada reste profondément préoccupé face à l’ampleur de la crise humanitaire à Gaza et face aux risques encourus par tous les civils palestiniens », avait commenté Mélanie Joly.

Le parti conservateur d’opposition, qui fait la course en tête dans les sondages, a accusé Trudeau de tenir un double langage « sinistre et hypocrite » sur le sujet de la guerre.

« Il envoie certains de ses députés dire qu’ils soutiennent l’idée d’un génocide de la part d’Israël lorsqu’il s’adresse à un groupe précis de son électorat. Il envoie ensuite un autre groupe dire qu’ils s’opposent à l’idée de dire qu’Israël est génocidaire », a commenté devant les journalistes le leader conservateur Pierre Poilievre.

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