Reconstitution d’une mosaïque mythique à Jérusalem – une première
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Reconstitution d’une mosaïque mythique à Jérusalem – une première

"L'arc-en-ciel", réalisée par l'artiste russe israélien, a été reconstituée sur un mur spécialement construit à cet effet

La mosaïque "l'Arc-en-ciel" placée sur la centrale téléphonique de Bezeq sur Hebron Road, à Jérusalem. (Crédit : Ranbar/ Wikimedia commons)
La mosaïque "l'Arc-en-ciel" placée sur la centrale téléphonique de Bezeq sur Hebron Road, à Jérusalem. (Crédit : Ranbar/ Wikimedia commons)

Une mosaïque moderne et emblématique de Jérusalem a été reconstituée après la destruction du bâtiment sur lequel elle était installée. C’est la plus importante opération de ce type en Israël, selon le quotidien Haaretz.

« L’Arc-en-ciel », une œuvre de l’artiste russo-israélien Lev Syrkin, avait été réalisé entre 1973 et 1974 sur un mur de la centrale téléphonique de Bezeq, sur Hebron Road, sur demande du ministre des Communications de l’époque, Shimon Peres, pour agrémenter le grand bâtiment sans vitre qui hébergeait la structure.

Cette œuvre de cinq mètres sur 15 mètres dépeint le récit biblique de l’arc-en-ciel montré par Dieu à Noé après le déluge. Sous la mosaïque, le verset : « J’ai mis mon arc dans la nuée, et il deviendra signe d’alliance entre moi et la terre. » (Genèse : 9:13)

Toutefois, quand la centrale était devenue obsolète, il avait été décidé que le bâtiment serait démoli pour laisser la place à des résidences d’appartement, en 2009.

Syrkin avait alors organisé une série de mouvements de protestation pour sauver la fresque – elle avait été la première œuvre majeure qu’il avait créée lorsqu’il s’était installé en Israël – disant, à l’époque, qu’il avait été frappé « au plus profond du cœur » par la décision de la détruire.

Suite à ces manifestations, les autorité de Jérusalem avaient autorisé un plan visant à la sauver.

Lev Syrkin. (Crédit : Stella Syrkin/Wikimeida commons)

Syrkin s’est éteint en 2012. « Il savait qu’il avait sauvé la mosaïque et il est parti en paix », a confié sa fille Stella à Haaretz.

« Il avait créé ‘l’Arc-en-ciel’ dans un sursaut de créativité, après la guerre de Yom Kippour, avec tous ses espoirs de paix », a-t-elle ajouté.

La mosaïque a été enlevée du mur et divisée en 149 morceaux qui ont été entreposés ailleurs lors de la démolition du bâtiment en 2018. Un mur spécialement construit à cet effet sur le site l’accueille dorénavant.

Les travaux de reconstitution de la mosaïque ont commencé il y a quelques mois et ils se sont achevés la semaine dernière.

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