Refoulements de migrants: la Commission attend des réponses de Frontex
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Refoulements de migrants: la Commission attend des réponses de Frontex

L'agence européenne est accusée d'être impliquée dans des pratiques illégales de refoulement de bateaux de demandeurs d'asile ; elle a indiqué avoir ouvert une enquête

Des enfants derrière une clôture, dans le camp pour migrants de Moria, transformé par la police en centre de détention, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 3 avril 2016. (Crédit : Aris Messinis/AFP)
Des enfants derrière une clôture, dans le camp pour migrants de Moria, transformé par la police en centre de détention, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 3 avril 2016. (Crédit : Aris Messinis/AFP)

La Commission européenne a indiqué mardi attendre des réponses d’ici la fin du mois de la part de Frontex, l’Agence de surveillance des frontières de l’UE, sur les accusations de refoulements de bateaux de migrants de Grèce vers la Turquie.

A la demande d’Ylva Johansson, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, une réunion extraordinaire du conseil d’administration de Frontex – regroupant des représentants des Etats membres et deux membres de la Commission européenne – s’est tenue mardi.

Cette réunion est un « bon début pour ce que je souhaite être un processus transparent », a jugé la commissaire suédoise sur Twitter. « La Commission a demandé au directeur exécutif de Frontex (Fabrice Leggeri) de répondre à des questions avant la prochaine réunion du conseil d’administration prévue fin novembre », a-t-elle ajouté.

L’agence européenne est accusée par plusieurs médias, dont le magazine allemand Spiegel, d’être impliquée dans des pratiques illégales de refoulement de bateaux de demandeurs d’asile. Elle a indiqué avoir ouvert une enquête.

Lors de la réunion, le directeur exécutif de Frontex a fait part de son engagement à améliorer la procédure permettant de signaler de potentielles violations des droits de l’homme au cours d’opérations, selon une source proche du dossier.

« Toute accusation de faute, de violation des traités internationaux ou des droits fondamentaux dans le cadre d’opérations conjointes coordonnées par Frontex est une source de grave préoccupation et fait l’objet d’une enquête minutieuse », a assuré Fabrice Leggeri dans un communiqué.

Principale porte d’entrée de l’UE, la Grèce reçoit l’aide de Frontex en mer Egée et à sa frontière terrestre avec la Turquie.

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