Réinventer le sionisme grâce au vin et aux plages
Rechercher

Réinventer le sionisme grâce au vin et aux plages

Une nouvelle ONG veut promouvoir l'investissement en Israël et revaloriser l'état juif en tant que pays d'art, de musique et de plages

Le fondateur Adam Bellos, cinquième à partir de la gauche, et les membres de l'équipe du Fonds d'innovation israélien à la soirée de lancement de "Wine on the Vine" le 18 janvier 2018 à Jaffa. (Aviram Valdman)
Le fondateur Adam Bellos, cinquième à partir de la gauche, et les membres de l'équipe du Fonds d'innovation israélien à la soirée de lancement de "Wine on the Vine" le 18 janvier 2018 à Jaffa. (Aviram Valdman)

Les Israéliens sont connus dans le monde entier pour leurs succès dans la création de technologies innovantes. Aujourd’hui, un groupe est en train de créer une nouvelle façon d’investir dans ce qu’on appelle la Start-up Nation qui plaira aux jeunes générations.

« The Israel Innovation Fund » (TIIF) est une organisation à but non lucratif, fondée par Adam Bellos, un entrepreneur et consultant politique qui a immigré en Israël de Cincinnati, Ohio, il y a environ six ans. Il souhaite développer des programmes novateurs pour mettre en valeur la culture israélienne à travers le vin, le cinéma et l’art. L’idée est de rendre le sionisme plus attrayant pour une jeune génération de Juifs et de non-Juifs et de revaloriser l’image de la nation.

« L’image d’Israël est (celle d’) un pays intolérant, religieux et violent qui est parsemé de conflits. Nous devons changer cette perception », a déclaré Michael Oren, vice-ministre au cabinet du Premier ministre lors du lancement du projet phare de TIIF, « Wine on the Vine », il y a deux semaines à Tel Aviv.

« Nous avons du mal à sortir du thème des violences et des conflits, et il est important pour Israël que nous mettions l’accent sur la technologie et la culture », a déclaré Oren, qui soutient la cause, dans une interview.

Michael Oren, vice-ministre au Cabinet du Premier ministre, s’adressant aux jeunes Israéliens lors du lancement du projet phare de la TIIF, « Wine on the Vine », le 18 janvier 2018 (Aviram Valdman)

Le projet « Wine on the Vine » offre aux juifs, aux chrétiens et aux amateurs de vin la possibilité de planter des vignes en Israël. Leurs dons sont utilisés pour soutenir d’autres organisations israéliennes à but non lucratif.

« Ce que nous promouvons, c’est une vision pour Israël du XXIe siècle – non pas un pays défini par les conflits, mais une nation définie par une culture du vin, de la technologie, de l’art et de ses plages », a déclaré Bellos.

Une foule éclectique d’entrepreneurs, d’artistes et de politiciens et plus de 250 jeunes Israéliens intéressés par le message de TIIF ont assisté à la soirée d’art, de musique, de culture et de vin.

Le lancement a été l’occasion d’une vente aux enchères en direct d’œuvres d’artistes israéliens et de vins des domaines vinicoles Psagot, Yatir, Gush Etzion, Carmel, Tabor et Tulip, tous partenaires de l’initiative.

Sur les 3,7 milliard de dollars de dons que les causes juives reçoivent chaque année, 38 % vont à des groupes orientés vers Israël, selon les données de 2014 recueillies par le Forward. Dorénavant, TIIF veut augmenter les dons de charité qui arrivent en Israël à travers les projets qu’elle promeut.

« Nous voulons faire connaître ce que signifie être israélien à travers le langage, l’art et la culture qui jaillissent de la vie ici. Les vignes sont une métaphore de notre message, non seulement parce qu’elles sont enracinées dans une tradition ancienne, mais aussi parce qu’elles représentent l’avenir, alors que les vignobles israéliens commencent à produire certains des meilleurs vins du monde », a déclaré David Hazony, directeur exécutif du Fonds israélien d’innovation.

Les participants à la soirée de lancement du TIIF « The Wine on the Vine » à Jaffa, le 18 janvier 2018. (Aviram Valdman)

Les recettes des ventes de ce vin serviront à soutenir un certain nombre d’organisations caritatives israéliennes qui transcendent les frontières religieuses, notamment : Education for Empowerment, Esek Mishela, BINA, Roots, Kolech et Kehilla Bona.

Ces organisations caritatives soutiennent des causes telles que l’éducation en périphérie, la formation professionnelle des femmes, les yeshivas laïques, les relations israélo-palestiniennes, le féminisme dans le judaïsme et le développement urbain des communautés défavorisées.

« La façon dont nous choisissons nos associations caritatives tient compte de l’impact, de l’efficacité et de l’innovation », a déclaré Tatiana Hasson, directrice du programme « Wine on the Vine ».

D’autres projets en préparation comprennent la mise sur pied d’une entreprise de production vidéo pour produire des documentaires et de courts-métrages sur Israël. Leur premier projet d’envergure sera un documentaire de 52 minutes sur le rôle pionnier d’Israël dans le développement du cannabis médical, que le fonds prévoit de présenter au Festival du film de Sundance.

Le mois prochain, les membres du TIIF organiseront des événements de collecte de fonds dans l’Upper West Side de New York et à Beverly Hills, en Californie.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...