« Rendez-nous Obama ! », exige un Tunisien perché sur un monument de Tunis
Rechercher

« Rendez-nous Obama ! », exige un Tunisien perché sur un monument de Tunis

L'homme qui a grimpé au petit matin sur cette tour-horloge de 32 mètres de haut en plein centre de Tunis "était en état d'ivresse"

Allocution de Barack Obama suite à l'attentat d'Omar Mateen, qui a prêté allégeance à  l'EI et a fait 49 morts et 53 blessés dans un club gay d'Orlando en Floride, le 12 juin 2016. (Crédit : AFP/Yuri Gripas)
Allocution de Barack Obama suite à l'attentat d'Omar Mateen, qui a prêté allégeance à l'EI et a fait 49 morts et 53 blessés dans un club gay d'Orlando en Floride, le 12 juin 2016. (Crédit : AFP/Yuri Gripas)

Un Tunisien apparemment mécontent de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a escaladé jeudi l’un des principaux monuments de Tunis pour exiger que Barack Obama reste à son poste, ont indiqué le ministère de l’Intérieur et des témoins.

L’homme qui a grimpé au petit matin sur cette tour-horloge de 32 mètres de haut en plein centre de Tunis « était en état d’ivresse », a déclaré à l’AFP un responsable du service de communication du ministère.

« Il est monté sur l’horloge et il a commencé à crier : Rendez-nous Obama! », a raconté à l’AFP un témoin attablé à un café tout proche.

« Il a d’abord commencé à dire qu’il ne voulait pas d’un retour de Zine » El Abidine Ben Ali, le dictateur tunisien renversé par la révolution de 2011, « puis il a crié qu’il voulait qu’on lui rende Obama », a décrit un policier ayant assisté à la scène.

« Il avait l’air ivre. Ça a pris du temps aux collègues de le convaincre de descendre », a-t-il ajouté.

La scène a suscité un petit attroupement sur la place. Une fois sur la terre ferme, l’homme a été pris en charge par les services de la protection civile, selon le ministère de l’Intérieur.

L’horloge, une grande structure métallique installée dans le centre de Tunis après le coup d’Etat de Ben Ali en 1987, est devenue un monument emblématique de la capitale tunisienne. Elle trône au milieu de la place « du 14-Janvier 2011 », date correspondant au départ de Ben Ali pour l’Arabie saoudite, où il vit toujours en exil.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...