Rechercher

Répression, nucléaire, missiles… : Les facteurs déclencheurs des frappes contre l’Iran

Face à la répression meurtrière, Donald Trump avait assuré, le 13 janvier, au peuple iranien que "l'aide était en route" et a déployé une force navale massive au Moyen-Orient

Montage photos (de gauche à droite) : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite sur le site où un missile balistique iranien a frappé, causant des dégâts à l'Institut Weizmann, à Rehovot, le 20 juin 2025 ; le président américain Donald Trump après être descendu de ‘lAir Force One, à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 21 juin 2025 ; le guide suprême ayatollah Ali Khamenei lors d'un discours télévisé, le 13 juin 2025. (Crédits : Itaï Ron/Pool via Flash90 ; Mandel Ngan/AFP ; Bureau du guide suprême iranien via AP)
Montage photos (de gauche à droite) : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite sur le site où un missile balistique iranien a frappé, causant des dégâts à l'Institut Weizmann, à Rehovot, le 20 juin 2025 ; le président américain Donald Trump après être descendu de ‘lAir Force One, à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 21 juin 2025 ; le guide suprême ayatollah Ali Khamenei lors d'un discours télévisé, le 13 juin 2025. (Crédits : Itaï Ron/Pool via Flash90 ; Mandel Ngan/AFP ; Bureau du guide suprême iranien via AP)

Les frappes israéliennes et américaines contre l’Iran sont le résultat d’une combinaison de facteurs mêlant la répression sanglante de manifestations de masse dans le pays et l’échec des négociations entre Téhéran et Washington sur des sujets existentiels pour la République islamique : le nucléaire, les missiles balistiques et les proxys.

Manifestations réprimées dans le sang

Déclenchées en décembre pour dénoncer le marasme économique, des manifestations en Iran se sont rapidement mues en une contestation du pouvoir et ont été réprimées dans le sang en janvier.

Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, plus de 7 000 personnes, pour la plupart des manifestants, ont été tuées lors de la répression, un bilan provisoire en raison de l’absence d’accès à l’ensemble des actes de décès. En outre, plus de 53 000 personnes ont été arrêtées depuis janvier.

Le président américain Donald Trump a pour sa part évoqué 32 000 morts, un chiffre également avancé par des médias iraniens en exil.

Cette image extraite de vidéos tournées entre le 9 et le 11 janvier 2026 et diffusées sur les réseaux sociaux montrerait des images d’une morgue avec des dizaines de corps et de personnes en deuil après une répression dans la banlieue de la capitale iranienne, à Kahrizak, dans la province de Téhéran. (Crédit : UGC via AP)

Face à la répression brutale, Trump avait d’abord promis, le 13 janvier, au peuple iranien que « l’aide était en route » et avait déployé une force navale massive au Moyen-Orient, mais il avait ensuite temporisé.

Le programme nucléaire iranien

Depuis des années, les Occidentaux accusent depuis très longtemps l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique, ce que Téhéran nie.

Les États-Unis insistent pour une interdiction totale de l’enrichissement d’uranium, tandis que l’Iran défend son droit à l’énergie nucléaire civile, bien qu’il ait atteint un taux d’enrichissement de 60 %, largement supérieur à un usage civil.

Cette image, réalisée le 17 avril 2021 et tirée d’une vidéo diffusée par Iran Broadcasting, IRIB, une chaîne de télévision d’État, montre plusieurs centrifugeuses bordant la salle endommagée le 11 avril 2021, à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, à 322 km au sud de la capitale, Téhéran. (Crédit : IRIB via AP)

Dans la foulée des menaces proférées par Trump à l’encontre de la République islamique lors de la répression des manifestations, Washington et Téhéran ont entamé des négociations indirectes pour tenter de parvenir à un accord.

Mardi, dans son discours sur « l’état de l’Union » devant le Congrès, le président américain a évoqué les « sinistres ambitions nucléaires » de l’Iran.

Un troisième cycle de pourparlers s’est achevé jeudi à Genève sans résultat. Washington insiste pour élargir la discussion à d’autres sujets, comme les missiles balistiques et les alliés régionaux de Téhéran, mais l’Iran refuse.

Les missiles balistiques

Les dégâts observés à Rishon Lezion au lendemain d’une attaque à l’aide de missiles balistiques lancés depuis l’Iran, le 14 juin 2025. (Crédit : Équipe de drones de la municipalité de Rishon Lezion)

Trump n’avait pas caché son vif mécontentement lorsque Téhéran avait refusé d’aborder la question de son programme de missiles balistiques lors des dernières négociations.

Israël pousse également pour que ce sujet soit abordé, en dénonçant le danger que représente cet arsenal iranien de courte et moyenne portée pour la sécurité.

De son côté, Washington, qui avait déjà accusé l’Iran de développer des missiles capables de menacer l’Europe et ses bases militaires, estime que Téhéran pourrait bientôt se doter de missiles capables d’atteindre les États-Unis.

Mais la République islamique refuse de négocier sur ses missiles balistiques, faisant valoir son droit à l’autodéfense.

Les proxys de la République islamique d’Iran

Outre le changement de pouvoir en Iran, les États-Unis et Israël souhaitent anéantir « l’axe de la résistance » iranien, qui s’appuie sur des forces alliées dans la région, qu’il arme et finance : le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza, les Houthis au Yémen et les milices en Irak.

« Nous allons faire en sorte que les proxies terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région ou le monde, ni attaquer nos forces », a lancé Trump samedi.

« C’est une terreur de masse, et nous n’allons plus la tolérer. Du Liban au Yémen, en passant par la Syrie et l’Irak, le régime a armé, entraîné et financé des milices terroristes qui ont aspergé la terre de sang et de tripes », a-t-il ajouté, rappelant « les monstrueuses attaques du 7-Octobre contre Israël » menées par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Une capture d’écran d’une vidéo UGC publiée sur la chaîne Telegram « South First Responders » le 9 octobre 2023 montre un terroriste palestinien se promenant sur le site du festival de musique Supernova, près du kibboutz Reïm, dans le sud d’Israël, le 7 octobre. (Crédit : South First Responders/AFP)

Depuis le 7-Octobre, Israël a également été la cible d’attaques du Hezbollah et des Houthis.

Le président américain a par ailleurs rappelé dan son discours les « innombrables attaques [des proxys de la République islamique d’Iran] contre les forces américaines stationnées au Moyen-Orient ces dernières années, ainsi que contre des navires militaires et commerciaux américains et les voies maritimes internationales ».

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.