Israël en guerre - Jour 139

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Retour sur l’entrevue entre le chef du Pentagone, Gallant et Netanyahu

Les trois hommes ont notamment évoqué les objectifs de la guerre contre le Hamas, le Hezbollah, les Houthis, l'Iran, l'aide humanitaire à Gaza

Le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, à Tel Aviv, le 18 décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, à Tel Aviv, le 18 décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, en visite au Moyen-Orient, s’est entretenu lundi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ce dernier lui a expliqué qu’Israël menait « une guerre de civilisation contre la barbarie » et qu’il s’engageait à « remporter une victoire totale » sur le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas.

« Nous pensons que ce n’est pas seulement notre guerre mais, à bien des égards, votre guerre, parce que vous dirigez les forces de la civilisation dans le monde », a déclaré Netanyahu à Austin lors d’un point presse conjoint.

« Il s’agit d’une bataille contre l’axe iranien, l’axe iranien du terrorisme, qui menace maintenant de fermer le détroit maritime de Bab el-Mandeb. Qui menace la liberté de navigation du monde entier. »

Netanyahu a remercié Austin pour la présence des forces navales américaines en mer Rouge alors que les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen multiplient les attaques.

« Ce n’est pas seulement notre intérêt. C’est l’intérêt, je pense, de toute la communauté civilisée », a déclaré le Premier ministre.

Pour sa part, Austin a réaffirmé que le soutien américain à Israël était « inébranlable ».

Sur cette photo distribuée par le gouvernement, le Premier ministre Benjamin Netanyahu montre au Secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, des photos d’otages pris par le Hamas lors de l’assaut du groupe terroriste au pouvoir à Gaza le 7 octobre, au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 18 décembre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

« Je sais qu’Israël est un petit pays très uni et je sais que tous les Israéliens ont été touchés par le mal immense commis par le Hamas », a déclaré Austin. « Je suis donc ici pour pleurer avec vous les âmes innocentes qui vous ont été enlevées, le 7 octobre. Je suis également ici pour soutenir les familles de ceux qui sont toujours portés disparus à Gaza, dont certains sont des ressortissants américains. »

« L’engagement de l’Amérique envers Israël est inébranlable et aucun groupe ou État ne devrait mettre à l’épreuve notre détermination. En mer Rouge, nous dirigeons un groupe de travail maritime multinational pour faire respecter le principe fondamental de la liberté de navigation », a ajouté le chef du Pentagone, affirmant que les attaques des Houthis contre la navigation commerciale « doivent cesser ».

Austin a également dit à Netanyahu que les États-Unis continueraient à envoyer à Israël l’équipement « dont vous avez besoin pour défendre votre pays », à commencer par « des munitions critiques, des véhicules tactiques et des systèmes de défense aérienne ».

« Nous continuerons à soutenir la mission d’Israël qui consiste à retrouver et à libérer tous les otages. Je suis aussi ici pour évoquer la meilleure façon de soutenir Israël sur la voie d’une sécurité durable – à commencer par les besoins les plus urgents », a-t-il déclaré, appelant par ailleurs à une augmentation de la quantité d’aide destinée à Gaza.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) avec le Secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, à Tel Aviv, le 12 décembre 2023 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Austin a également mené des entretiens avec les autres membres du cabinet de guerre, responsable de la campagne contre le Hamas.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue américain Lloyd Austin, le ministre de la Défense Yoav Gallant a vanté les liens entre Israël et les États-Unis.

« Les États-Unis et Israël n’ont jamais été aussi déterminés et alignés sur les valeurs, les intérêts et les objectifs communs », a déclaré Gallant, s’exprimant en anglais.

« Vous avez montré au peuple d’Israël et au monde entier ce que signifie être un leader et un partenaire. Il n’y a pas de meilleure démonstration de nos liens intimes que de s’asseoir ensemble (…) pour discuter des questions les plus sensibles à l’ordre du jour, en toute transparence et en toute confiance », a-t-il ajouté à l’attention d’Austin.

« Nous nous tenons ici 72 jours après le début d’une guerre que nous n’avons pas voulue. Le 7 octobre, le Hamas a mené une attaque brutale. Ils ont assassiné, violé et kidnappé des femmes, des enfants, des soldats, des survivants de la Shoah. »

Gallant a rappelé les objectifs de la guerre à Gaza : détruire le Hamas et rapatrier les otages « sans aucune exception ».

« Nos ennemis communs à travers le monde nous observent et ils savent qu'[une] victoire israélienne est une victoire du monde libre mené par les États-Unis », a souligné le ministre de la Défense.

Il a insisté sur le fait que l’incursion de l’armée israélienne vise le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Nous nous battons contre un ennemi brutal qui se cache derrière les civils », a affirmé Gallant, ajoutant que « les troupes de Tsahal opèrent dans les points névralgiques du Hamas autour de la bande de Gaza ».

Il a assuré qu’Israël poursuivrait ses opérations à Gaza « jusqu’à ce que nous ayons pleinement atteint nos objectifs ».

Se tournant vers Austin, Gallant a dit : « Nous connaissons tous les deux les complexités de la guerre. Nous avons tous deux combattu des groupes terroristes brutaux, nous savons que cela prend du temps. »

« Contrairement à nos ennemis, nous défendons nos valeurs et nous agissons dans le respect du droit international », a-t-il ajouté, soulignant que l’armée israélienne s’efforce de minimiser les atteintes aux civils palestiniens.

« Nous travaillons également avec des partenaires internationaux pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, mais chaque fois que nous discutons de questions humanitaires, nous devons nous rappeler que 129 otages sont détenus à Gaza. C’est la question la plus humanitaire. »

Le secrétaire américain à la Défense a laissé entendre que le refus d’Israël de s’acheminer vers une solution à deux États dans l’après-guerre amènera davantage d’instabilité et fera le jeu du Hamas.

« Nous savons que les 72 derniers jours ont été parmi les plus douloureux de l’histoire d’Israël », a déclaré Austin lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense Yoav Gallant à Tel Aviv.

« Mais cette tragédie serait encore plus terrible si ce qui attendait le peuple israélien et vos voisins palestiniens, à la fin de cette terrible guerre, était davantage d’insécurité, de peur et de désespoir », a poursuivi Austin.

« Israéliens et Palestiniens ont tous deux trop souffert pour espérer revenir au 6 octobre. C’est pour cette raison que j’ai évoqué aujourd’hui l’avenir de Gaza après le Hamas, sur la base des principes clairs énoncés le mois dernier par mon ami, le Secrétaire d’État Blinken », a déclaré le chef américain de la Défense, faisant allusion aux principes présentés par l’administration Biden le mois dernier.

Il s’agit de ne pas utiliser Gaza comme base terroriste contre Israël, de ne pas déplacer les Palestiniens de Gaza, de pas réoccuper Gaza, de ne pas imposer de blocus ou de siège de Gaza, de ne pas amputer le territoire de Gaza et d’avoir une gouvernance d’après-guerre, à Gaza, de nature à réunifier le territoire avec la Cisjordanie sous l’Autorité palestinienne.

« Israéliens et Palestiniens méritent les uns et les autres un horizon d’espoir », a déclaré Austin. « Les États-Unis continuent de croire – comme nous l’avons fait sous les administrations des deux partis – qu’il est dans l’intérêt des Israéliens et des Palestiniens de s’acheminer vers l’existence de deux États, vivant côte à côte et dans une sécurité mutuelle. »

« Nous savons à quel point ce sera difficile, surtout après le 7 octobre. Mais l’instabilité et l’insécurité actuelles font le jeu du Hamas », a assuré le chef du Pentagone, en ajoutant que les États-Unis continueraient à soutenir la sécurité d’Israël.

Lors de leur conférence de presse commune, Austin et Gallant, ont été interrogés sur le calendrier et les éventuelles échéances de la guerre de Gaza.

« En ce qui concerne le calendrier, il s’agit de l’opération d’Israël et je ne suis pas là pour dicter des délais ou des termes », a répondu Austin.

« Il est essentiel que le Hamas ne soit pas en mesure de menacer Israël depuis Gaza, ou même de menacer encore Gaza », a-t-il poursuivi.

Il a ajouté qu’ils avaient eu « d’excellentes discussions sur l’état de l’opération », notamment sur les objectifs, sur la réduction des « dégâts causés aux civils dans les zones de combat » et sur « la nécessité de maintenir un flux soutenu d’aide humanitaire ».

« Nous avons également beaucoup réfléchi à la manière de passer d’opérations de haute intensité à des opérations de faible intensité et plus chirurgicales. »

Pour Gallant, « la guerre prendra du temps » et « nous finirons par atteindre nos objectifs », à savoir détruire le Hamas et « sauver les otages ».

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue américain Lloyd Austin, à Tel Aviv le 18 décembre 2023. (Crédit : Alberto Pizzoli/AFP)

Gallant a salué « le soutien international envers la création de quelque chose de différent à Gaza ».

Cette question a été discutée aujourd’hui avec Austin et d’autres hauts responsables américains, a indiqué Gallant. « Nous savons que le Hamas ne contrôlera pas Gaza. Nous savons que nous aurons la liberté d’éliminer toute forme de menace à l’avenir. Et qu’il n’y aura pas de menaces armées sérieuses contre Israël à partir de Gaza. »

« Israël ne contrôlera Gaza d’aucune manière civile. Nous mènerons tout effort opérationnel et militaire nécessaire afin de sécuriser notre avenir. Et nous construisons les routes pour des partenaires non hostiles de l’autre côté », a ajouté Gallant.

En ce qui concerne le Liban, Austin a précisé que les États-Unis ne voulaient pas d’une guerre plus large ou d’une guerre régionale et qu’ils demandaient instamment au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah de ne pas provoquer un conflit plus large.

En ce qui concerne le Liban, a indiqué Gallant, « la diplomatie est la voie privilégiée » et Israël ne cherche pas la guerre. « Mais le Hezbollah nous tire dessus tous les jours depuis le 8 octobre (…). Nous espérons que le Hezbollah comprendra qu’il est temps d’arrêter. »

Le Secrétaire américain à la Défense a par ailleurs consacré une grande partie de la conférence de presse à réitérer le message de Washington à propos de la guerre contre le Hamas.

« Je sais qu’Israël a profondément changé par rapport au 6 octobre », a dit Austin.

« Je suis ici avec un message clair : le soutien de l’Amérique à la sécurité d’Israël est inébranlable et Israël n’est pas seul. »

« En période de deuil, un véritable ami se doit d’être là », a déclaré Austin, présentant ses condoléances personnelles au ministre de la Guerre, Gadi Eizenkot, qui a perdu son fils et son neveu dans les combats à Gaza.

Austin a souligné que « le Hamas a commis l’une des pires atrocités de l’histoire du terrorisme moderne » le 7 octobre, lorsque 1 200 personnes ont été massacrées en Israël et 240 autres kidnappées. « Le Hamas ne devrait plus jamais être capable de menacer l’État souverain d’Israël avec le terrorisme de Gaza. »

Le secrétaire à la Défense a affirmé que les États-Unis feraient en sorte de garantir un avenir plus sûr aux Israéliens et aux Palestiniens, d’obtenir la libération de tous les otages de Gaza, de s’assurer qu’Israël dispose de ce dont il a besoin pour se défendre et d’empêcher l’escalade de la guerre.

Austin a ajouté que les États-Unis continueraient de demander à Israël de prendre des mesures pour protéger les civils de Gaza et augmenter le flux d’aide humanitaire destiné à la bande de Gaza.

Il a également dit avoir évoqué avec les dirigeants israéliens les « mesures urgentes » à prendre pour stabiliser la Cisjordanie, dénonçant à nouveau les attaques des résidents d’implantations extrémistes contre les Palestiniens, qui « doivent cesser et ceux qui les commettent, répondre de leurs actes ».

Il a souligné que l’Iran « [faisait] monter les tensions dans la région » en continuant à soutenir des mandataires qui mènent des attaques qui menacent les civils au Moyen-Orient et risquent d’étendre le conflit.

« Les États-Unis ne cherchent pas la guerre et nous appelons de toute urgence l’Iran à prendre des mesures pour désamorcer la situation », a déclaré Austin.

En réponse à une question sur les Houthis posée lors de la conférence de presse, Austin, a déclaré que les attaques du groupe rebelle yéménite contre les navires étaient « irresponsables, dangereuses et contraires au droit international ».

« C’est pourquoi nous prenons des mesures pour constituer une coalition internationale afin de faire face à cette menace », a-t-il déclaré.

« Et je tiens à rappeler que ce n’est pas seulement un problème américain. Il s’agit d’un problème international et il mérite une réponse internationale. C’est pourquoi je convoque une réunion demain, une réunion ministérielle avec des collègues ministres de la région et d’ailleurs pour traiter de cette menace. Ce sera une réunion virtuelle, et j’attends avec impatience cette discussion », a-t-il ajouté.

Et les participants à cette réunion s’attaqueront à la menace « de manière significative à l’avenir… pour garantir… la liberté de navigation dans la zone », en particulier au regard de la menace qui pèse sur le commerce international.

Ces dernières semaines, les Yéménites, proches de l’Iran, ont multiplié les attaques près du détroit stratégique de Bab al-Mandeb, qui sépare la péninsule arabique de l’Afrique, et par lequel transite 40 % du commerce mondial.

Les Houthis ont prévenu qu’ils viseraient des navires au large des côtes du Yémen ayant des liens avec Israël, en riposte à la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza.

Plusieurs missiles et drones ont été abattus par des navires de guerre qui patrouillent dans la zone.

Le navire Galaxy Leader, récemment saisi, qui a été capturé par des rebelles houthis le 19 novembre, à côté d’un navire de soutien dans le sud de la mer Rouge, près de Hodeida, au Yémen, publiée le 28 novembre 2023. (Crédit : Maxar Technologies/AFP)

La mer Rouge est une « autoroute » reliant la Méditerranée à l’océan Indien, et donc l’Europe à l’Asie. Environ 20 000 navires transitent chaque année par le canal de Suez, porte d’entrée et de sortie des navires passant par la mer Rouge.

Le géant britannique des hydrocarbures BP a annoncé lundi la suspension de tout transit en mer Rouge à cause des attaques à répétition.

En fin de semaine dernière, le danois Maersk, l’allemand Hapag-Lloyd, le français CMA CGM et l’italo-suisse MSC avaient fait savoir que leurs navires n’emprunteraient plus cette mer « jusqu’à nouvel ordre », au moins jusqu’à lundi ou jusqu’à ce que le passage « soit sûr ».

En conclusion de la conférence de presse, Austin a été interrogé sur le fait de savoir si la pression exercée par les États-Unis sur Israël pour réduire les pertes civiles à Gaza pourrait se traduire par une réduction des bombardements aériens et d’autres changements dans les combats susceptibles d’entraîner davantage de pertes humaines parmi les soldats israéliens.

Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, rencontre le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, à Tel Aviv le 18 décembre 20233. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

En ce qui concerne « la nature des frappes et la quantité de dégâts collatéraux », Austin a souligné en réponse que « la protection de nos troupes est importante pour nous tous » – pour Israël et pour les États-Unis.

Selon lui, Gaza est un espace de combat complexe, avec une population dense, et « cela rend très très difficile la conduite d’une opération militaire ».

De plus, le groupe terroriste palestinien du Hamas utilise régulièrement des civils comme boucliers et se bat « près des hôpitaux, des mosquées, des églises, etc. « Cela ajoute à la complexité. »

« Cela nécessite une force très professionnelle qui doit apprendre à chaque étape du processus », a-t-il poursuivi.

Gallant et lui ont discuté lundi des techniques que Tsahal adapte au fur et à mesure des opérations menées dans le sud. « Nous apprenons tous (…). C’était une force très professionnelle qui s’est lancée dans cette opération (…). Les leçons apprises dans le nord ont été appliquées dans le sud, et je suis sûr que cela va continuer. »

Gallant a affirmé qu’Israël et les États-Unis ont des « discussions transparentes et franches » sur la conduite de la guerre. « Nous partageons tout », a-t-il chaleureusement affirmé en faisant référence à Austin.

Gallant a vanté les succès « significatifs » de Tsahal sur le champ de bataille, mais a affirmé que « l’élimination des dirigeants du Hamas est un objectif permanent qui sera atteint – bientôt, j’espère, mais il sera atteint ».

Il a affirmé que Tsahal « continuera à opérer à différents niveaux d’intensité en fonction de la situation dans la région ».

« Nous serons bientôt en mesure de distinguer les différentes zones de Gaza », a souligné Gallant, et « dans chaque zone où nous aurons accompli notre mission, nous pourrons passer progressivement à l’étape suivante et commencer à travailler sur le retour de la population locale » – en commençant probablement d’abord par le nord.

« Je ne définis aucune région et il s’agit d’une discussion en cours », a-t-il souligné.

Gallant a été interrogé sur les critères de passage à l’étape suivante de la guerre, et sur les raisons pour lesquelles Israël n’est pas encore passé à des opérations plus précises et plus ciblées. Une question similaire a été posée à Austin, pour savoir s’il pense qu’Israël est en passe de remporter une victoire stratégique.

Austin a répondu en premier.

« Toute opération militaire de grande envergure comporte des phases » au cours desquelles l’attention se porte sur d’autres aspects. « Le passage d’une phase à l’autre ne marque pas la fin de l’opération », a-t-il souligné. « Vous faites des choses différentes » – avec des combats plus intenses » lors d’une phase, et, par exemple, davantage d’aide humanitaire au cours d’une autre.

Israël définira lui-même les phases de l’opération, a expliqué Austin. Lorsqu’on passe d’une phase à l’autre, le plus difficile est de s’assurer que « tout a été pris en compte », a-t-il noté, et « cela nécessite une planification détaillée ».

Gallant a souligné que « d’ici la fin de la guerre, aussi longtemps qu’il le faudra », Israël doit récupérer ses otages et détruire les capacités armées et de gouvernance du Hamas.

« L’objectif militaire comporte certains paramètres, notamment le nombre de bataillons que nous devons démanteler, la chaîne de commandement, le commandement armé suprême, etc. »

Il a ajouté qu’Israël façonne son plan de guerre en fonction de ces objectifs. « L’intensité de la première phase est acquise, mais dans d’autres phases, nous nous concentrerons sur certaines questions, par exemple l’engagement et la détection de la direction suprême du Hamas et d’autres. »

« Dans l’ensemble, il n’y a pas une horloge qui tourne et à laquelle nous devons obéir à un jour déterminé ». Au contraire, a-t-il expliqué, « nous devons atteindre différentes cibles sur le terrain avant de passer à la phase suivante. Je pense que nous trouverons le bon moment pour le faire ».

« Nous vaincrons. Nous démantèlerons le Hamas, sinon nous ne pourrons pas exister et vivre comme nous le souhaitons dans cette région. Car la dissuasion a un prix. Et ils doivent savoir [à la suite du 7 octobre] que s’ils tuent ou enlèvent 1 500 personnes, y compris des enfants et des femmes, c’est la fin du Hamas », a-t-il conclu.

Alors que les deux hommes se serraient la main et quittaient la conférence de presse, Gallant a dit à Austin : « Merci, Monsieur le secrétaire. Vous nous êtes d’une grande aide. »

L’AFP a contribué à cet article.

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