Rivlin appelle les dirigeants arabes à s’élever contre les émeutes violentes
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Rivlin appelle les dirigeants arabes à s’élever contre les émeutes violentes

"Nous ne devons pas être tenus captifs par les terroristes meurtriers du Hamas et du Jihad islamique," a déclaré le président

Avi Korkas, employé municipal examine les dégâts d'un bureau de la municipalité qui a été incendié lors d'une nuit de violence entre des émeutiers arabes israéliens et la police israélienne dans la ville de Lod, le 11 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Heidi Levine)
Avi Korkas, employé municipal examine les dégâts d'un bureau de la municipalité qui a été incendié lors d'une nuit de violence entre des émeutiers arabes israéliens et la police israélienne dans la ville de Lod, le 11 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Heidi Levine)

Le président Reuven Rivlin a déclaré qu’il s’était entretenu avec Modar Younis, président du comité des chefs municipaux arabes, et qu’il lui avait transmis un « message clair » à la suite des émeutes qui ont eu lieu cette nuit à Lod, Ramle et dans plusieurs autres localités.

Un émeutier arabe israélien a été tué par balle et deux autres personnes ont été blessées lors d’une manifestation organisée mardi matin dans la ville centrale de Lod en solidarité avec les émeutiers palestiniens qui affrontent les forces israéliennes à Jérusalem et qui s’est transformée en émeute. Cette violente manifestation était l’une des nombreuses grandes manifestations organisées dans les communautés arabes.

Selon les médias, une foule jetait des pierres et des cocktails Molotov sur des maisons appartenant à des Juifs dans la ville mixte arabo-juive du centre d’Israël et ont apparemment été ensuite visées par des résidents juifs. Les émeutiers ont également allumé des feux et arraché des panneaux de signalisation.

Dans son communiqué, le président israélien a dit avoir demandé à Younes de « afin de rétablir le calme et la loi et l’ordre dans les rues ».

« Ces scènes ne doivent pas se répéter. Nous ne devons pas être tenus captifs par les terroristes meurtriers du Hamas et du Jihad islamique palestinien qui tirent sur les citoyens israéliens sans discernement », a affirmé Rivlin.

« Le peuple d’Israël, les Juifs comme les Arabes, doivent entendre les dirigeants arabes s’exprimer d’une voix claire et décisive contre la violence rampante, contre l’attaque des synagogues, contre ce déchaînement sauvage », a dit Rivlin.

« La police fera tout ce qu’il faut pour rétablir la paix », a ajouté le président dans un tweet.

Selon les médias, une foule jetait des pierres et des cocktail Molotov sur des maisons appartenant à des Juifs dans la ville mixte arabo-juive du centre d’Israël et ont apparemment été ensuite visées par des résidents juifs. Les émeutiers ont également allumé des feux et arraché des panneaux de signalisation.

La police a déclaré qu’elle enquêtait sur l’incident et a ensuite arrêté un résident de la ville, âgé de 34 ans, soupçonné d’être impliqué dans la fusillade. Le journal Haaretz a cité des témoins affirmant que les trois personnes ont été abattues par un résident juif de Lod dans un contexte de tensions croissantes.

Shlomo Lahyani, un résident juif local, a déclaré qu’une foule arabe a attaqué une synagogue et une école, et a jeté des dalles et des pierres sur les résidents juifs pendant des heures d’émeute. « Ils sont venus avec le meurtre dans les yeux », a-t-il déclaré à la radio israélienne mardi matin. « Ils ont crié, en hébreu, ‘Nous sommes des terroristes’. »

Il a ajouté que des habitants juifs ont appelé la police, qui n’est pas venue sur les lieux avant plus d’une heure. Pendant ce temps, les résidents juifs ont tiré des coups de semonce pour tenter de tenir les émeutiers arabes à distance. Lahyani a déclaré qu’il n’avait pas été témoin de l’affrontement fatal, mais qu’il était catégorique : « des vies étaient en danger. »

« La foule arabe a essayé de prendre d’assaut notre quartier », a déclaré Meir Liush, résident de Lod, à Haaretz. « La police a mis beaucoup de temps à arriver. Les résidents ont été obligés de tirer en l’air, mais cela ne les a pas dissuadés jusqu’à ce qu’ils tirent sur eux et blessent deux d’entre eux. »

Fidha Shahadeh, membre arabe du conseil local, a déclaré que les manifestations arabes avaient lieu « dans le contexte » des violences à la mosquée Al-Aqsa et de la controverse autour des expulsions imminentes dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

Un homme passe devant des voitures incendiées après une nuit de violence entre des émeutiers arabes israéliens et la police israélienne dans la ville mixte arabe-juive de Lod, dans le centre d’Israël, mardi 11 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Heidi Levine)

Des photos et des vidéos de la ville et de la ville voisine de Ramle ont montré des voitures retournées sur le côté et incendiées et des pneus enflammés dans les rues. Des vitrines de magasins ont également été brisées. Un groupe, scandant « Nous libérerons al-Aqsa par le sang et le feu », a décroché un drapeau israélien et mis un drapeau palestinien à sa place.

Mardi également, tôt dans la journée, deux Israéliens juifs ont été légèrement blessés par des jets de pierres sur leur voiture alors qu’ils passaient devant la ville arabe d’Umm al-Fahm, dans le nord d’Israël, ont indiqué des secouristes.

Ils ont été soignés pour des coupures et des éraflures après que les pierres ont brisé le pare-brise de la voiture, et ils ont été emmenés à l’hôpital Haemek pour des soins supplémentaires, a déclaré MDA.

Des policiers affrontent des émeutiers arabes israéliens lors d’un épisode de tensions à Jérusalem, à Ramle, dans le centre d’Israël, le 10 mai 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90).

Les protestations à Lod, Ramle et Umm al-Fahm font partie des nombreuses manifestations des Arabes israéliens qui ont repris dans les villes et villages d’Israël lundi soir. Certaines de ces manifestations ont dégénéré en affrontements avec la police, entraînant des dizaines d’arrestations.

Des affrontements entre la police israélienne et les émeutiers palestiniens sur le lieu saint ont fait des centaines de blessés lundi.

Des milliers de personnes ont manifesté à Nazareth, Haïfa, Shfaram, Segev Shalom et dans des villes plus petites comme Eksal, Kafr Manda et Nahaf. À Nazareth, certains manifestants ont tiré des feux d’artifice ; à Haïfa, les manifestants ont brûlé des poubelles.

Selon la police, des manifestants ont jeté des pierres, lancé des feux d’artifice et lancé des bouteilles lors des différentes manifestations.

À Kafr Kanna, un Israélien juif qui est entré dans la ville a été « violemment attaqué » par certains résidents avant que d’autres ne le fassent partir.

Sa voiture a été endommagée, a rapporté le radiodiffuseur public Kan, s’appuyant sur une vidéo circulant sur les réseaux sociaux.

Ces manifestations arabes israéliennes interviennent alors que les groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont tiré des pluies de roquettes sur Israël lundi soir et dans la nuit, dont sept tirées par le Hamas en direction de Jérusalem (soit à plus de 80 km), dans une escalade majeure de la violence depuis l’enclave, signalant le début possible d’un conflit plus large.

Ces attaques ont suscité des représailles israéliennes à Gaza, qui ont tué au moins 24 personnes, dont neuf mineurs, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza, dirigé par le groupe terroriste du Hamas. L’armée israélienne a déclaré qu’au moins 11 des personnes tuées étaient des membres du groupe terroriste Hamas qui avaient lancé des roquettes sur Israël.

Les groupes terroristes palestiniens ont établi un lien entre ces attaques et les troubles à Jérusalem liés à la fois à la prière sur le mont du Temple pendant le mois sacré musulman du Ramadan et à l’expulsion imminente de quatre familles palestiniennes de leurs maisons dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

Aaron Boxerman et Judah Ari Gross ont contribué à cet article.

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