Rivlin : le rappeur d’extrême droite ne représente pas le Likud que je connaissais
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Rivlin : le rappeur d’extrême droite ne représente pas le Likud que je connaissais

Le président israélien a déclaré que « je suis né dans un Likud qui avait de la lumière, il n'y avait pas d'ombre »

Le président Reuven Rivlin avec Shaanan Streett lors de la conférence du Forum sur l'éducation organisée le 29 août 2016 (Crédit : Mark Neyman / GPO)
Le président Reuven Rivlin avec Shaanan Streett lors de la conférence du Forum sur l'éducation organisée le 29 août 2016 (Crédit : Mark Neyman / GPO)

Le président Reuven Rivlin a lundi indirectement exprimé son mécontentement au sujet de la dernière recrue du parti du Likud, le célèbre rappeur d’extrême droite, Yoav Eliasi, en sous-entendant que l’artiste ne représentait pas le parti qu’il connaissait.

Les commentaires de Rivlin sur Eliasi, connu sous son nom de scène Hatzel – de l’hébreu pour The Shadow [ombre] – ont été faits au moment où il répondait aux questions au cours de la cérémonie marquant le début de la nouvelle année scolaire à la conférence du Forum sur l’éducation.

Interrogé sur son opinion sur l’adhésion de ‘Shadow’ au parti qui avait été son parti, Rivlin a répondu : « je suis né dans un Likud qui avait de la lumière, il n’y avait pas d’ombre ».

Eliasi, un rappeur controversé connu pour ses opinions d’extrême-droite, a adhéré en tant que membre au parti du Likud plus tôt ce mois-ci sous les auspices du député de la Knesset Oren Hazan.

En réponse aux commentaires de Rivlin, Eliasi a déclaré que « je respecte le président de l’Etat d’Israël, il est donc préférable que je ne réponde pas. Mais il est dommage que Rivlin ne respecte pas sa position et qu’il soit occupé à montrer qu’il peut remplir le grand rôle de [l’ancien président Shimon] Peres. Il donne le sentiment à la moitié de la population qu’il ne les représente pas avec ses déclarations détachées et bien-pensants ».

Rivlin a également été interrogé à l’événement sur son avis sur le programme de base – y compris le fait que les sciences, les mathématiques et l’anglais – ne soit plus obligatoire dans les écoles ultra-orthodoxes.

« Apprendre le programme de base ne peut pas venir par la contrainte », a-t-il estimé. « Cela doit passer par une reconnaissance de la nécessité d’intégrer la vie économique ». Il a ajouté que « moins ils sont contraints plus ils se rendront compte de la nécessité d’une intégration ».

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