Rivlin prévient le Liban et le Hezbollah de ne pas attaquer au nom de l’Iran
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Rivlin prévient le Liban et le Hezbollah de ne pas attaquer au nom de l’Iran

"Nous ne voulons pas de conflit", mais Tsahal est "prêt à répondre à toute menace et à tout scénario", a mis en garde le président israélien

Le président Reuven Rivlin prononce un discours durant une cérémonie d'hommage aux soldats tués pendant la Première guerre du Liban, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 18 juin 2019. (Crédit :Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le président Reuven Rivlin prononce un discours durant une cérémonie d'hommage aux soldats tués pendant la Première guerre du Liban, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 18 juin 2019. (Crédit :Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le président israélien Reuven Rivlin a prévenu mardi le Liban et le Hezbollah de ne pas attaquer Israël au nom de l’Iran.

« Nous avertissons le Hezbollah de ne pas mettre l’agenda de l’Iran au Liban, et nous avertissons le Liban de ne pas être une base pour des attaques contre Israël », a déclaré le chef de l’État lors d’une cérémonie à Jérusalem en mémoire aux soldats israéliens tués pendant la première guerre du Liban.

« Nous ne voulons pas de conflit. Mais Tsahal est en alerte et prêt à répondre à toute menace et à tout scénario », a-t-il ajouté.

L’avertissement de Reuven Rivlin est intervenu alors qu’il parlait de l’Opération Bouclier du nord, une opération de Tsahal pour localiser et détruire des tunnels du Hezbollah creusés sous la frontière dont l’armée pense qu’ils servaient à faire entrer des combattants du groupe terroriste en Israël et faire des victimes lors d’un prochain conflit.

Des soutiens du Hezbollah participent à une manifestation pour célébrer le jour al-Quds anti-Israël à Beyrouth, au Liban, le 31 mai 2019. (AP Photo/Hassan Ammar)

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, contre qui Israël a combattu lors de la deuxième guerre du Liban en 2006, fait partie du gouvernement libanais. Certains responsables politiques israéliens ont appelé Tsahal à traiter le Liban et le Hezbollah comme une seule entité en cas de futur conflit, et un général a prévenu plus tôt ce mois que le pays « paierait le prix fort » d’avoir permis aux groupes terroristes de s’y enraciner.

L’armée israélienne considère le Hezbollah comme l’un de ses pires ennemis. Le groupe terroriste dispose d’un arsenal de roquettes plus important que de nombreux pays et une grande expérience de combat, après ses années de combat dans la guerre civile syrienne au nom du dictateur syrien Bashar el-Assad.

Dans ses commentaires, Reuven Rivlin a dit que les Israéliens « n’ont jamais rien eu contre le peuple libanais » et que la première guerre du Liban, qui a été lancée en 1982 pour arrêter les attaques de l’Organisation de Libération de la Palestine depuis le sud Liban, « n’était pas une guerre choisie ».

« Ensuite, pour l’instant, c’étaient les organisations terroristes qui ont exploité la faiblesse du Liban, de l’Etat libanais, pour attaquer l’Etat d’Israël et ses citoyens », a-t-il dit.

Le président a aussi promis qu’Israël tenterait à récupérer les dépouilles des soldats israéliens tués dans la guerre, après que la dépouille du commandant Zachary Baumel, né à Brooklyn, est revenue en Israël plus tôt cette année au bout de 37 ans.

Zachary Baumel. (Crédit : JTA/Autorisation : Miriam Baumel)

« L’Etat d’Israël a tenu la promesse envers nos soldats, nos fils et filles, pour ramener à la maison ceux qui ne sont pas revenus du combat… Nous restons pleinement engagés pour faire tout ce qui est possible pour retrouver la moindre information sur les camarades de Zachary, Yehuda Katz et [Zvi] Feldman, et les faire revenir en Israël pour les enterrer », a déclaré Rivlin.

Zvi Feldman était dans le même tank que Zachary Baumel et a disparu pendant la bataille du Sultan Yacoub, alors que Yehuda Katz était dans un autre tank quand il a été touché deux kilomètres plus loin dans la même bataille.

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