Rivlin propose une ‘confédération’ israélo-palestinienne
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Rivlin propose une ‘confédération’ israélo-palestinienne

Le président a présenté l'idée de deux Etats avec des frontières, ainsi que les parlements distincts, mais une seule armée

Le président Reuven Rivlin, le 28 octobre 2015. (Crédit : Mark Neyman/GPO)
Le président Reuven Rivlin, le 28 octobre 2015. (Crédit : Mark Neyman/GPO)

Le président Reuven Rivlin semble être revenu sur son opposition farouche à une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien si l’on en croit les déclarations publiées jeudi, indiquant qu’un Etat souverain de Palestine aux côtés d’Israël dans le cadre d’une confédération commune était le seul chemin vers la paix.

« Il y aurait une confédération », a-t-il dit à Aude Marcovitch et Patrick Wajsman de la revue trimestrielle française Politique Internationale. « Les décisions qui concernent les deux Etats dans la confédération – ou les deux états de l’état… israélo-palestinien uni – nous aurons à [les prendre]… ensemble ».

Selon un enregistrement de l’interview obtenu par Israel Radio, Rivlin a également suggéré des échanges de terres dans la démarcation des deux Etats confédérés. Il aurait également dit que la future confédération aurait deux parlements et deux constitutions, mais une seule armée – les forces de l’armée israéliennes.

Alors que Rivlin a déjà proposé l’idée d’une confédération israélo-palestinien, il n’a jamais mentionné les échanges de terres ou des démarcations frontalières spécifiques, ou utilisé les mots « Etats » dans le contexte des efforts de paix. Il a également fait des déclarations indiquant son soutien à un Etat binational unique.

Le bureau de Rivlin a publié jeudi une déclaration clarifiant les remarques du président en soulignant que malgré sa mention de l’expression deux Etats, il a maintenu son opposition à un Etat palestinien pleinement souverain.

Le communiqué a également noté qu’en tant que président, l’influence de Rivlin sur la politique étrangère israélienne était limitée, et si le gouvernement souhaiter appuyer cette solution, le Premier ministre serait le seul à en décider.

L’idée d’une confédération avait déjà été évoquée avant ; mais elle a généralement été rejetée comme équivalant à une solution à un seul Etat, qui remettrait en cause la définition d’Israël en tant qu’Etat juif.

La semaine dernière, Martin Schulz, le président du Parlement européen, a proposé une confédération israélo-palestinien, une déclaration qui semblait diverger fortement à la politique officielle de l’UE.

Aussi bien les politiques officielles l’UE que des Etats-Unis appellent sans ambiguïté une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.

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