Rivlin : une loi sur les muezzins serait une honte
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Rivlin : une loi sur les muezzins serait une honte

Le président a reçu les dirigeants juifs et musulmans du pays pour promouvoir une solution par le dialogue aux problèmes de coexistence

Le président Reuven Rivlin entouré de dirigeants religieux juifs et musulmans, à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 29 novembre 2016. (Crédit : Mark Neiman/GPO)
Le président Reuven Rivlin entouré de dirigeants religieux juifs et musulmans, à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 29 novembre 2016. (Crédit : Mark Neiman/GPO)

Le président Reuven Rivlin a accueilli mardi matin à la résidence présidentielle de Jérusalem une réunion des dirigeants juifs et musulmans d’Israël, alors qu’un projet de loi sur la limitation du volume des appels à la prière musulmane des mosquées est en discussion à la Knesset.

Rivlin a rappelé que « Jérusalem avait toujours rassemblé les différentes voix, la prière juive avec l’appel à la prière du muezzin et les cloches des églises. Je suis le fils d’un homme qui a traduit le Coran et observé les commandements juifs, et je reconnais le besoin de procéder avec précaution. »

Le président a ajouté qu’il serait « une honte qu’une loi qui touche le sujet de la liberté de culte d’un groupe particulier parmi nous naisse. »

Le grand rabbin ashkénaze de Jérusalem, Aryeh Stern, a déclaré aux participants de la réunion qu’il voyait le besoin d’un appel commun au dialogue, « qui d’une part arrêtera la législation elle-même, et d’autre part s’occupera des endroits où le volume des muezzins est un problème. »

Le président Reuven Rivlin rencontre les dirigeants religieux des différents courants du judaïsme, du christianisme et de l'islam, pour appeler à empêcher l'escalade de violence et de terrorisme quelques jours avant Pessah, à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 13 avril 2016. (Crédit : Mark Neyman/GPO)
Le président Reuven Rivlin rencontre les dirigeants religieux des différents courants du judaïsme, du christianisme et de l’islam, pour appeler à empêcher l’escalade de violence et de terrorisme quelques jours avant Pessah, à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 13 avril 2016. (Crédit : Mark Neyman/GPO)

Le Sheikh Abdel al-Hakim Samara, qui préside la Cour de sharia islamique, qui a reconnu qu’il était nécessaire de diminuer le volume des appels dans certaines régions, a souligné que « par un accord et un dialogue, nous pouvons trouver une solution ».

Il a ajouté que si la loi passait sans tenter de résoudre le problème par le dialogue, « cela nous entraîne à sentir que nos libertés sont vulnérables. »

Le grand rabbin d’Akko, Yosef Yasher, a partagé son expérience de coexistence dans la ville mixte judéo-arabe, où le problème du bruit des appels à la prière s’est posé et a été résolu par le dialogue.

Le rabbin a souligné que « le dialogue est plus fort que la loi. Nous avons toujours beaucoup de problèmes qui tournent autour de la coexistence, mais ils ne seront pas résolus par des lois. »

Le Sheikh Mohammed Ciooan, qui dirige l’organisation des imams représentant environ 400 d’entre eux, a déclaré que la « dignité humaine devrait nous guider […]. Nous avons déjà demandé publiquement de baisser le volume [des muezzins] dans toutes les communes concernées. […] Nous allons appeler tous les fidèles à plus de considération et à diminuer le volume partout où cela constitue un problème. »

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