Israël en guerre - Jour 282

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Les victimes du 7 octobre

Roland et Ronit Sultan, 68 et 55 ans : ce couple d’olim s’était fait une vie dans un kibboutz

Ils ont été assassinés par des terroristes du Hamas dans leur maison du kibboutz Holit le 7 octobre

Ronit et Roland Sultan (Autorisation)
Ronit et Roland Sultan (Autorisation)

Roland Joseph Charles Sultan, 68 ans, et sa femme, Ronit Tal (Rudman) Sultan, 55 ans, ont été assassinés par des terroristes du Hamas dans leur maison du kibboutz Holit, le 7 octobre.

Ils laissent notamment derrière eux leurs enfants Adam et Tom, deux petits-enfants ainsi que la mère de Ronit, Sara, la sœur de Roland, Nathalie.

Leur belle-fille, Nir Caspi Sultan, a déclaré au magazine La’Isha que Ronit leur avait envoyé un texto à 7h56 pour leur dire : « Prenez soin de vous » et une minute plus tard « Je vous aime ». Dix minutes plus tard, elle envoyait un texto à un ami pour lui dire que les terroristes étaient « à l’entrée de la maison, qu’ils essayaient d’entrer ». Ce fut leur dernier signe de vie.

Le couple fait partie des 15 membres du kibboutz assassinées par le Hamas ce jour-là. Ils ont été inhumés à Ashdod le 19 octobre dernier.

Originaire de Tunisie, Roland avait vécu en France à l’adolescence et s’était rendu en Israël quelques années plus tard. Ronit était, elle, née en Israël de parents originaires d’Argentine, retournés y vivre quand elle était enfant. Selon La’Isha, à ses 18 ans, elle était revenue seule en Israël.

Le couple s’était rencontré au kibboutz Kerem Shalom, avant de se marier et d’avoir deux enfants. Ils avaient passé quatre ans en Argentine avant de revenir en Israël et de s’installer au kibboutz Holit.

Leurs proches ont expliqué que si leur langue maternelle était respectivement le francais et l’espagnol, c’est en hébreu qu’ils avaient élevé leurs enfants au kibboutz.

Roland avait longtemps été gestionnaire de la communauté de Holit, avant de prendre sa retraite, moins d’un an avant d’être tué. Yoav Boukay, qui lui a succédé à ce poste, a souligné que Roland « savait tout sur Holit ».

Lorsqu’il a pris ses fonctions en décembre 2022, Yoav se rappelle avoir demandé à Roland s’il voulait plus de temps pour mettre ses affaires en ordre avant de lui céder sa place : « Roland m’a lancé un regard un brin mystérieux et dit qu’il attendait vraiment de prendre sa retraite. Qu’il avait plein de choses à faire et besoin de se reposer après avoir fait tant de choses au kibboutz. Il a donc pris sa retraite et commencé à rénover sa maison. »

Ronit avait travaillé quasiment toute sa vie dans l’enseignement pour la petite enfance et décidé de reprendre des études à l’âge de 40 ans. Elle s’était alors inscrite au Sapir College de Sderot pour faire une licence. Cela faisait cinq ans qu’elle travaillait en vue de décrocher son doctorat de l’université Ben Gurion de Beer Sheva, avec sa thèse sur le rôle de l’art comme levier de protestation sous la junte militaire qui a dirigé l’Argentine entre 1976 et 1983.

La professeure Ronit Milano, son directeur de thèse, a déclaré à Globes que Ronit « avait repris ses études à zéro et était devenue une chercheuse des plus appréciées. Tout le monde venait lui demander conseil. Lors de ses funérailles et de sa shiva, ses fils ont dit à quel point ses recherches la rendaient heureuse et apportaient de la joie à leur maison. »

Elle était par ailleurs enseignante au Sapir College. Le Dr Inbal Ben-Asher Gitler a dit à La’Isha qu’elle était une « maitresse de conférence très douée et dévouée, attachée au fait de connaitre tous ses étudiants. Cet été, elle aurait dû donner son premier cours en tant que Dre au département de communication, sur l’éthique et la culture visuelle. Elle attendait tellement ce moment. »

Leur belle-fille Nir a dit de Roland qu’il était « espiègle et savait toujours trouver les mots pour briser la glace. Il était très à l’écoute d’autrui et très apprécié, aussi. »

Selon elle, Ronit était « pragmatique, soucieuse d’apporter de la légèreté et de dire que tout irait bien ».

Les époux « prenaient bien soin l’un de l’autre et se complétaient à merveille – je ne les ai jamais vus se battre ou se disputer. Ils aimaient profondément leurs enfants et petits-enfants. Quand j’avais un problème, ils faisaient immédiatement tout pour me vebir en aide. »

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