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'Passion scientifique'

Ron Howard nous plonge dans la vie d’Einstein

Une nouvelle série à la télévision consacrée à la vie du scientifique se penche sur ses échecs, ses réussites et ses amours

Albert Einstein en 1946. (Crédit : Central Press/Getty Images via JTA)
Albert Einstein en 1946. (Crédit : Central Press/Getty Images via JTA)

JTA — Pensez « Albert Einstein » et certaines images ou phrases vous viendront probablement à l’esprit : « Génie », « loufoque », « cheveux en broussailles », « théorie de la relativité », « E = mc2 » — et peut-être même « sioniste ».

Sexe et violence ? Pas vraiment.

Puis vous allez découvrir « Genius », une série dont le premier épisode sera diffusé en crypté sur la chaîne National Geographic et qui vous proposera une solide dose des deux.

A travers les toutes premières minutes, les spectateurs sont les témoins de l’assassinat sanglant d’un politicien juif (l’ami d’Einstein Walter Rathenau) dans l’Allemagne sous tension de la république de Weimar. L’action glisse alors de façon spectaculaire et nous découvrons un Einstein âgé d’une cinquantaine d’années (interprété par Geoffrey Rush, acteur oscarisé), sans pantalon, vivant un moment d’intimité avec son assistante.

L’objectif est immédiat et manifeste : Plonger dans la vie personnelle – apparemment torride par moments – de ce scientifique hors-normes.

« Albert Einstein est un nom et un personnage que tout le monde croit connaître mais lorsque j’ai commencé à entrer dans son histoire personnelle, j’ai été fasciné par le nombre de choses nouvelles que j’ai pu apprendre », a expliqué Ron Howard, producteur de la série et réalisateur du pilote, lors d’un entretien accordé à Vanity Fair.

« Quand vous allez au-delà de ses contributions scientifiques, l’histoire de la vie d’Albert – ce qu’était sa jeunesse, qui étaient ses amis, qui étaient ses ennemis, sa vie amoureuse tumultueuse – c’est une histoire que les gens ne connaissent pas. »

« Genius » alterne entre les années d’adolescence rêveuses et les toutes premières décennies du 20e siècle, lorsque le scientifique accompli doit gérer un antisémitisme croissant au sein de son Allemagne natale.

Le contenu de la série, qui traite de tous les aspects de la vie – de l’inspiration scientifique à son amour de jeunesse jusqu’aux sinistres rassemblements nazis – est riche et fascinante. C’est Einstein, après tout – même si on peut déplorer que les dialogues sombrent parfois dans le cliché.

Voilà certains éléments non scientifiques que les spectateurs apprendront du physicien juif emblématique en regardant le pilote.

Il a échoué (méchamment) à son examen d’entrée à l’université.

Lorsque l’adolescent Einstein (interprété par Johnny Flynn) regarde l’énoncé de l’examen d’entrée de l’école dont il rêvait, à savoir l’école polytechnique de Lausanne, en Suisse, il a un choc. S’il a préparé les maths et la physique, il n’a rien fait dans les autres matières comme la zoologie et le français.

Il échoue donc à toutes les disciplines non-scientifiques à l’examen et part vivre à Aarau, en Suisse, où il va terminer ses études secondaires et se préparer pour un nouvel examen d’entrée au sein de la prestigieuse institution d’enseignement (Ne soyez pas triste pour le jeune Einstein : Après tout, il n’avait que 16 ans à l’époque et a réussi lors de sa deuxième tentative).

Son premier amour a été son professeur particulier au lycée.

Tandis qu’il vivait en Suisse, Einstein vivait chez un enseignant, Jost Winteler, et sa famille. A la seconde où Einstein a rencontré, embarrassé, la fille de Winteler, Marie, il a été évident que les deux jeunes gens ont vécu une romance.

Marie est devenue le professeur particulier d’Albert et, aux côtés de la famille Winteler dans son ensemble, l’a aidé à s’ouvrir l’esprit, lui faisant connaître l’histoire, la littérature et d’autres sujets qu’il ignorait précédemment. Albert et Marie sont devenus très rapidement des amis et, assez vite, des amants. Hélas, la relation a tourné court, avec des adieux larmoyants, lors du départ d’Albert pour l’école polytechnique.

Geoffrey Rush interprète Albert Einstein -ici aux côtés de son épouse Elsa jouée par Emily Watson - dans la série "Genius" diffusée sur National Geographic (Crédit : Dusan Martincek/National Geographic)
Geoffrey Rush interprète Albert Einstein -ici aux côtés de son épouse Elsa jouée par Emily Watson – dans la série « Genius » diffusée sur National Geographic (Crédit : Dusan Martincek/National Geographic)

Il s’est marié deux fois – et a eu plusieurs maîtresses

La scène de sexe, presque au début de la série, n’est pas si exagérée – Einstein semble avoir eu une vie très intense dans ce domaine. Le premier épisode présente ses deux épouses : Elsa, interprétée par Emily Watson, et Mileva, que le jeune Albert avait rencontrée durant ses études supérieures à Zurich. Mais « Génius » démontre – ainsi que de nombreuses lettres découvertes en 2006 — qu’Einstein aura eu de multiples maîtresses durant toute sa vie adulte.

J. Edgar Hoover faisait surveiller Einstein par le FBI

Malgré son insistance obstinée à rester dans l’Allemagne du début des années 1930, Einstein, qui craignait pour sa sécurité, a finalement été obligé à partir. Il a tenté de s’enfuir vers les Etats Unis sous la prétexte d’une visite organisée à l’université de Princeton mais qui a éveillé la suspicion de l’ambassade américaine.

Lors d’une scène tendue qui semble tout à fait pertinente aujourd’hui, un employé de l’ambassade (Vincent Kartheiser de « Mad Men ») interroge Einstein et son épouse Elsa sur le voyage proposé. Le chef du FBI, Hoover, l’a gardé à l’oeil, explique l’agent. Hoover et d’autres agences continueront à surveiller Einstein durant tout le reste de sa vie – vérifiant son courrier, ses appels téléphoniques et même ses ordures – en partie en raison de son enthousiasme pour le socialisme.

Le premier épisode de « Genius » sera diffusé le amrdi 25 avril à 21 heures sur la chaîne National Geographic.

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