Ronit Elkabetz décède des suites d’un cancer
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Ronit Elkabetz décède des suites d’un cancer

L'actrice et réalisatrice est connue pour sa carrière franco-israélienne et son combat pour les femmes notamment à travers son film Gett

Ronit Elkabetz (Crédit : Wikimedia commons/CC BY SA 3.0)
Ronit Elkabetz (Crédit : Wikimedia commons/CC BY SA 3.0)

L’actrice et réalisatrice Ronit Elkabetz serait morte mardi matin, à l’âge de 51 ans, des suites d’un cancer, rapporte Haaretz.

Elle laisse derrière elle deux enfants et son mari, Avner Yasharon.

Ronit Elkabetz est née à Beer Sheva en 1964. Ses parents étaient d’origine marocaines et elle était l’aînée d’une fatrie de quatre.

Si elle a débuté sa carrière en tant que mannequin, Ronit Elkabetz a trouvé le succès d’abord en tant qu’actrice puis en tant que réalisatrice.

Elle commence sa carrière d’actrice dans le film « The Appointed » (Hamehu’ad) en 1990, dans le rôle d’Oshra.

En 1994, elle remporte l’Ophir (équivalent des oscars israéliens) de la meilleure actrice dans le film Sh’Chur pour son rôle Pnima. Ce film remporte en tout trois Ophir.

En 2000, elle joue un petit rôle dans la série Florentine dirigée par Eytan Fox.

A la fin des années 90, Ronit Elkabetz s’internationalise en allant vivre en France où elle joue à la fois au théâtre et dans des films. Dès lors, elle divisera son temps entre Paris et Tel Aviv. En France, elle suit un stage au Théâtre du Soleil dirigé par Ariane Mnouchkine.

En 2001, elle joue dans la comédie-dramatique Origine Contrôlée et en 2008, elle joue aux côtés de Catherine Deneuve dans la « Fille du RER » d’André Téchiné et dans « Cendres et sang » (2010) de Fanny Ardant.

En 2014, elle réalise avec son frère Shlomi Elkabetz « Gett – Le procès de Viviane Amsallem ».

C’était le dernier volet d’une trilogie familiale initiée en 2004 avec « Prendre femme » puis « Les Sept jours » (2007), huis clos autour de la période traditionnelle de deuil.

« Gett – Le procès de Viviane Amsallem » a remporté le prix du meilleur film à la cérémonie des Ophirs.

Le film suit la saga de cinq années d’une femme israélienne pour essayer d’obtenir le divorce de son mari, et faire face à la violence psychologique dans les arcanes des tribunaux rabbiniques israéliens.

La réalisateur Amos Gitaï a rendu hommage à Ronit Elkabetz à la radio de l’armée. « Elle a captivé le monde, elle était aimée par tout le monde, elle était spectaculaire. »

L’ancien président Shimon Peres a qualifié Ronit Elkabetz « d’ambassadrice culturelle extraordinaire pour l’Etat d’Israël. » Selon lui, Ronit Elkabetz avait « une personnalité unique qui combinait le talent de l’écrivain et celui de comédienne. »

L’ambassadeur de France en Israël a également tenu à rendre hommage à l’artiste israélienne.

“La disparition de Ronit Elkabetz nous bouleverse. Nous pensons avec affection à ses enfants, ainsi qu’à Avner et à Shlomi. Ronit laisse une œuvre considérable, qui continuera de nous marquer. Sa contribution à la force du lien qui unit les cinémas français et israélien est immense. Amoureuse de la France, chevalier de la Légion d’honneur, elle avait, avec nous, rendu hommage à Paris et aux victimes des attentats du 13 novembre, » a déclaré Patrick Maisonnave.

Ronit Elkabetz et Patrick Maisonnave - Remise des insignes de Chevalier de la Légion d’honneur par l’Ambassadeur de France en Israël (Crédits : Antoine Regeart / Ambassade de France en Israël)
Ronit Elkabetz et Patrick Maisonnave – Remise des insignes de Chevalier de la Légion d’honneur par l’Ambassadeur de France en Israël (Crédits : Antoine Regeart / Ambassade de France en Israël)
Ronit Elkabetz et Yaël Abecassis - Soirée en hommage aux victimes des attentats de Paris le 25 novembre 2015. (Crédits : Marine Crouzet / Ambassade de France en Israël)
Ronit Elkabetz et Yaël Abecassis – Soirée en hommage aux victimes des attentats de Paris le 25 novembre 2015. (Crédits : Marine Crouzet / Ambassade de France en Israël)
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