Rubio : le Liban partie intégrante des négociations avec l’Iran en raison du Hezbollah
Le secrétaire d’État américain affirme que les discussions avec Téhéran porteront sur son soutien au groupe terroriste, mais que l’avenir du Liban appartient aux Libanais
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a été interrogé mardi sur ce qui était perçu comme une incohérence dans la politique de l’administration Trump vis-à-vis de la République islamique d’Iran, celle-ci ayant accepté la semaine dernière un protocole d’accord incluant le Liban dans le cessez-le-feu conclu avec le régime de Téhéran, alors qu’elle avait précédemment mis en place un volet de négociations distinct entre Israël et le Liban précisément pour empêcher Téhéran d’avoir son mot à dire sur ce qui se passe à Beyrouth.
S’adressant aux journalistes après son atterrissage à Abou Dhabi, Rubio a insisté sur le fait que le dossier libanais était distinct de celui de l’Iran.
« Il y a une question iranienne concernant le Liban, à savoir le soutien et le parrainage du [groupe terroriste chiite libanais du] Hezbollah par ce pays, et ce facteur sera donc abordé dans le cadre de nos discussions avec les Iraniens », déclare-t-il.
« Mais en ce qui concerne l’avenir du Liban, celui-ci appartient au peuple libanais par l’intermédiaire de son gouvernement souverain élu, et c’est avec lui que nous allons travailler », a précisé Rubio.
Rubio entame une tournée au Moyen-Orient avec des étapes aux Émirats arabes unis, au Koweït et au Bahreïn. Il a indiqué qu’il comptait principalement écouter les alliés des États-Unis et recueillir leur point de vue sur les négociations en cours avec Téhéran.
Le haut responsable diplomatique américain a également été interrogé sur la manière dont il comptait apaiser les inquiétudes régionales concernant le fait que le protocole d’accord ne traite pas explicitement du programme de missiles du régime iranien ni de son soutien aux groupes mandataires.
Rubio a reconnu que ces questions seraient abordées lors de ses rencontres cette semaine dans le Golfe. Il a néanmoins insisté sur le fait qu’elles étaient en réalité couvertes par le protocole d’accord, car celui-ci prévoit « la fin des hostilités dans l’ensemble de la région ».
« On ne peut pas parler de fin des hostilités et des conflits dans la région tant que les groupes mandataires de l’Iran lancent des missiles et des drones depuis l’Irak et se livrent à des actes de terrorisme, comme l’ont fait le [groupe terroriste palestinien du] Hamas et le Hezbollah », a déclaré Rubio.
« Je pense donc que cela relève bien du protocole d’accord, et c’est une question qui sera abordée en temps voulu au cours de ces négociations », a-t-il ajouté.
On ignore toutefois dans quelle mesure le président américain Donald Trump partage l’avis de Rubio, étant donné qu’il a insisté la semaine dernière sur le fait que l’Iran devrait être autorisé à conserver une partie de ses missiles, « d’autres pays de la région en possèdent également ».
la Communauté du Times of Israël !







