Russie : des agents du Mossad et des officiers étrangers ont été tués lors d’une frappe à Alep
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Russie : des agents du Mossad et des officiers étrangers ont été tués lors d’une frappe à Alep

Selon une "source sur le champ de bataille", les médias nationaux indiquent que ses navires de guerre ont bombardé 30 officiers israéliens, qataris et occidentaux

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des combattants syriens pro-régime dans les rues de Ramussa, après leur prise de contrôle d'un district stratégiquement important dans la banlieue d'Alep la veille, le 9 septembre 2016. (Crédit : AFP/George Ourfalian)
Des combattants syriens pro-régime dans les rues de Ramussa, après leur prise de contrôle d'un district stratégiquement important dans la banlieue d'Alep la veille, le 9 septembre 2016. (Crédit : AFP/George Ourfalian)

L’agence de presse russe a signalé que des agents israéliens du Mossad ainsi que d’autres officiers étrangers ont été tués à Alep mardi, dans une attaque de missile opérée par la Russie.

Selon la version en langue arabe de l’agence de presse russe Sputnik, quelque « 30 officiers israéliens et occidentaux » ont perdu la vie, frappé par trois missiles de croisières Kalibr, tirés par des navires de guerre dans la “foreign officers’ coordination operations room”, à l’ouest d’Alep, près du mont Siméon.

En plus des agents du Mossad, l’article russe indique que des officiers militaires américains, qataris, saoudiens, britanniques et trucs – soit tous les pays que l’Iran, la Syrie et la Russie détestent – ont été atteints par la frappe, selon une « source [présente] dans le champ de bataille ».

Les officiers étrangers « dirigeaient les attaques terroristes à Alep et à Idleb », rapporte l’agence de presse iranienne Fars, faisant référence aux groupes rebelles qui contrôlent les villes en Syrie.

Le gouvernement israélien n’a pas réagi à la demande de commentaires.

Plus de 300 000 personnes ont été tuées depuis que le conflit a éclaté en mars 2011, et des manifestations réclament l’éviction du président Bachar el-Assad.

Une trêve était supposée être en vigueur autour d’Alep, depuis le 13 septembre. En dépit de quelques violations, la trêve était parvenue à ramener le calme dans la ville. La semaine dernière, l’armée syrienne a annoncé qu’elle respecterait un moratoire sur les combats jusqu’au 19 septembre à minuit.

Alep, l’une des plus grandes villes du pays arabe, est un atroce champ de bataille depuis 2012, divisée entre les zones dirigées par le gouvernement et celles aux mains des rebelles.

Cet été, plus de 250 000 personnes, qui vivaient dans les quartiers de l’opposition, ont subi un blocus total de 40 jours après que les forces du gouvernement ont conquis toutes les routes.

Des renforts rebelles ont percé le blocus en août. Mais de très lourds bombardements dans les semaines qui ont suivi ont tué plus de 700 civils. Les troupes syriennes, soutenues par les frappes aériennes russes, ont récupéré les routes et ont restitué le siège. La trêve qui a suivi a confirmé la position des deux parties.

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