Saint-Brice : le mobile antisémite non retenu, la victime se rétracte
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Saint-Brice : le mobile antisémite non retenu, la victime se rétracte

L'automobiliste juif n'est plus sûr d'avoir entendu "sale youd", selon Le Parisien

Illustration d'une voiture de police française (Crédit : David Monniaux/Wikimedia communs/CC BY SA 3.0)
Illustration d'une voiture de police française (Crédit : David Monniaux/Wikimedia communs/CC BY SA 3.0)

Les faits datent du 25 février dernier, rapporte Le Parisien.

Au départ une altercation entre automobilistes, que la victime décrit comme une agression antisémite. Le parquet de Pontoise affirmait alors au quotidien qu’il prêtait « une attention toute particulière au traitement de cette plainte, qui nécessite des investigations en cours ».

« J’ai d’abord juste eu une altercation en voiture avec une personne et son père…, » a raconté la victime sur les réseaux sociaux. « De là, on s’est mis sur le côté au niveau de Décathlon. Après être descendu et après deux échanges, celui-ci m’a sauté dessus et traité de ‘Youd’, puis a rapidement repris son véhicule, en faisant demi-tour en direction de Saint-Brice. »

Au Parisien, il explique : « j’avais une kippa sur la tête ».

Il a fait demi-tour, les a suivis – « je suis assez caractériel, » avoue-t-il – et les a rattrapés à un feu. « Ils sont alors descendus à plusieurs du véhicule. Ils m’ont mis un coup de pierre, et plusieurs coups m’ont été donnés. »

Il a également été visé par une bombe lacrymogène.

Mais l’enquête et les dépositions recueillies par la police laisseraient entendre une autre version des faits :

« Il est vite apparu dans le cadre de l’enquête que la dimension antisémite, que l’auteur des violences contestait absolument, n’était pas avérée, » rapporte Le Parisien.

« La dimension antisémite de l’agression, alléguée au début de l’affaire par la victime, n’a pas été retenue par le parquet de Pontoise. La victime étant elle-même revenue sur ses premières déclarations. Du reste, » poursuit le journal, « la victime, qui conduisait sans permis et avait donné dans un premier temps l’identité de son frère lors des faits, avait également retiré sa plainte au cours de la semaine ».

L’automobiliste juif « a été placé lui aussi jeudi dernier en garde à vue par les policiers de Sarcelles, dans le but de déterminer ce qui s’était réellement produit sur la D 301. Il est apparu, » note Le Parisien, « qu’il n’était plus certain d’avoir entendu l’insulte ‘sale youd’, ce que l’auteur des violences avait toujours contesté fermement ».

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