Sanders : Trump a inspiré la fusillade dans une synagogue
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Sanders : Trump a inspiré la fusillade dans une synagogue

Le candidat démocrate met en garde contre l'antisémitisme et clame que son soutien à Israël et aux Palestiniens n'est pas contradictoire

Capture d'écran vidéo du candidat à la présidence et sénateur américain Bernie Sanders (Independant-Vermont) parlant au New York Times (Crédit : New York Times)
Capture d'écran vidéo du candidat à la présidence et sénateur américain Bernie Sanders (Independant-Vermont) parlant au New York Times (Crédit : New York Times)

Le candidat à la nomination démocrate à la présidentielle, Bernie Sanders, a accusé lundi le président américain Donald Trump d’avoir aidé à inspirer la fusillade survenue dans la synagogue Tree of Life à Pittsburgh, en 2008, l’attaque la plus meurtrière jamais commise à l’encontre des Juifs américains de toute l’histoire des Etats-Unis.

Dans l’article écrit pour le magazine Jewish Currents de gauche, le sénateur du Vermont clame sa fierté d’être Juif et de soutenir Israël. Il déclare également que nier le droits des Juifs à l’auto-détermination est antisémite.

Notant qu’une partie de sa famille a péri pendant la Shoah, il écrit que « je sais très bien où mène la politique suprématiste blanche et ce qui peut arriver quand elle n’est pas dénoncée ».

Il a mis en garde contre des statistiques qui soulignent une haine croissante dans le pays et blâme « une idéologie politique dangereuse qui cible les Juifs et quiconque qui n’entre pas dans une vision étroite d’une Amérique exclusivement blanche ».

Les « propres paroles » de Trump « ont aidé à inspirer le pire acte d’antisémitisme de toute l’histoire américaine », écrit-il encore en référence à la fusillade survenue il y a un an au sein de la synagogue Tree of Life à Pittsburgh, qui avait fait onze morts.

Le président américain Donald Trump et la Première dame Melania Trump, accompagnés par le rabbin Jeffrey Myers, placent des fleurs sur un mémorial en hommage aux victimes de la fusillade survenue à la synagogue Tree of Life de Pittsburgh, en Pennsylvanie, le 30 octobre 2019 (Crédit : Saul Loeb/AFP)

« Nous nous confronterons à cette haine, nous ferons exactement l’opposé de ce que fait Trump et nous embrasserons ce qui fait nos différences pour rassembler », continue Sanders.

Le sénateur, qui est l’un des critiques les plus fervents du gouvernement israélien chez les démocrates, note également l’existence d’un antisémitisme de gauche.

« Je pense qu’il est très important pour tous – et en particulier pour les progressistes – de reconnaître les résultats énormes qui ont été entraînés par l’établissement d’un foyer démocrate pour le peuple juif après des siècles de déplacements et de persécutions », écrit Sanders au sujet d’Israël.

« Il est vrai que certaines critiques d’Israël peuvent franchir la ligne de l’antisémitisme, en particulier lorsqu’elles nient le droit à l’autodétermination des Juifs ou quand elles jouent avec des théories du complot concernant un pouvoir juif démesuré ».

Mais il met également en garde contre l’instrumentalisation de l’antisémitisme pour faire taire toute critique de l’Etat juif.

Il explique que sa « fierté et son admiration pour Israël accompagnent mon soutien apporté à la liberté et à l’indépendance des Palestiniens ».

« Je rejette l’idée qu’il y ait une contradiction ici », ajoute-t-il.

Le sénateur du Vermont et candidat démocrate à la présidentielle Bernie Sanders et la représentante du Minnesota Ilhan Omar à un rassemblement de campagne à Minneapolis, dans le Minnesota, le 3 novembre 2019. (Crédit : Kerem Yucel/AFP)

Sanders s’est allié à des substituts comme Linda Sarsour, une activiste, et Rashida Tlaib, membre du Congrès pour le Michigan, qui sont des critiques féroces d’Israël – pas seulement en raison de ses politiques mais également de son statut en tant qu’Etat juif.

Sanders a fustigé Israël pendant sa campagne et il a affirmé qu’il réfléchirait « absolument » à couper les aides américaines à Israël pour amener son gouvernement à changer de politiques, en particulier concernant les implantations.

Il a également dit qu’une partie de la somme de 3,8 milliards qui est versée en assistance militaire américaine annuelle devrait plutôt être consacrée à l’aide humanitaire à Gaza.

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