Sara Netanyahu répond au tribunal aux accusation d’un ex-employé
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Sara Netanyahu répond au tribunal aux accusation d’un ex-employé

La femme du Premier ministre affirme que l’éditeur d’un journal populaire - qu'elle compare à Lord Voldemort de Harry Potter - est derrière cette affaire

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, assiste à une audience de la cour pour témoigner dans une affaire qui l'oppose à un ancien employé de la résidence du Premier ministre, Jérusalem, le 10 mai 2015. (Crédit :  Gali Tibbon / AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, assiste à une audience de la cour pour témoigner dans une affaire qui l'oppose à un ancien employé de la résidence du Premier ministre, Jérusalem, le 10 mai 2015. (Crédit : Gali Tibbon / AFP)

Sara Netanyahu, la femme du Premier ministre, a affirmé devant la cour dimanche que le patron du quotidien Yedioth Ahronoth soutenait l’ancien gardien de la résidence du Premier ministre qui prétend qu’elle traitait mal ses employés.

« Il y a une figure médiatique très puissante derrière Mennya Naftali », a déclaré Sara Netanyahu, une référence à Arnon Moses du Yedioth, alors qu’elle se tenait à la barre pour répondre à des accusations formulées par Manny Naftali, l’ancien gardien de la résidence, dans une procès civil pour une indemnité d’un million de shekels (environ 250 000 euros).

« Pendant plus d’un an, j’ai été traînée dans la boue publiquement par Menny naftali avec le soutien du média », a affirmé Netanyahu.

Interrogée au sujet de Moses, elle a déclaré : « Il est comme [le personnage dans] Harry Potter, il ne peut pas être nommé », faisant référence au méchant de cette série à succès, Lord Voldemort.

L’audience de dimanche est la première fois où Sara Netanyahu a publiquement répondu aux accusations de Naftali. Elle a déclaré qu’il essayait d’extorquer de l’argent des coffres de l’État.

Sara Netanyahu a aussi déclaré que pendant les 18 derniers mois Naftali avait « menacé et fait chanter » le Bureau du Premier ministre et elle a affirmé avoir des messages pour le prouver.

Elle a déclaré à la cour que Naftali parlait souvent cruellement et était agressif avec ses enfants et leurs amis qui leur rendaient visite. Elle a déclaré que la peur d’une attention négative dans les médias l’avait empêché de le licencier plus tôt.

En mars, Nafatli a témoigné contre les Netanyahu, les accusant d’agressions verbales, en sus de l’inconvenance financière de Mme Netanyahu. Il a aussi affirmé qu’on lui avait promis une position permanente dans la résidence du Premier ministre, une offre qui avait ensuite été rejetée par la femme du Premier ministre.

Naftali poursuit l’État, les Netanyahu et l’assistant directeur du Bureau du Premier ministre aux prud’hommes de Jérusalem.

Lors de l’audience, le procureur de l’État a aussi examiné l’incident où Sara Netanyahu aurait tiré la nappe d’une table dressée lors d’un repas sur la terrasse de la résidence et l’aurait jeté à une employée.

« Je suis une survivante de l’Holocauste de troisième génération », a-t-elle déclaré, affirmant que lancer des objets de sa maison, « c’est dans mon ADN ».

Sara Netanyahu a également nié catégoriquement avoir frappé l’employée Etti Haim sur le bras : « C’est tout simplement un mensonge. Je ne l’ai jamais touchée. Je suis choquée d’entendre cela », a-t-elle déclaré à la cour.

Pour les Netanyahu, la plainte de Naftali provient de sa frustration de ne pas avoir reçu une position fixe après avoir travaillé pendant deux ans comme gardien temporaire.

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