Sarcelles : Expulsé du territoire après avoir agressé des Juifs pendant Pessah
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Sarcelles : Expulsé du territoire après avoir agressé des Juifs pendant Pessah

Le 29 mars dernier, au début de Pessah, le suspect avait menacé et agressé avec une arme blanche d’une trentaine de centimètres de long trois jeunes juifs qui portaient une kippa

Sarcelles. (Crédit : capture d'écran Google Maps)
Sarcelles. (Crédit : capture d'écran Google Maps)

Un homme d’origine pakistanaise dans la trentaine, en situation irrégulière, a été expulsé samedi 17 avril de France vers le Pakistan, a rapporté la Gazette du Val d’Oise.

Le 29 mars dernier, au début de Pessah, il avait menacé et agressé avec une arme blanche d’une trentaine de centimètres de long trois jeunes juifs qui portaient une kippa à proximité de la synagogue de Sarcelles. Ils étaient parvenus à prendre la fuite et n’avaient pas été blessés.

Le suspect a été expulsé en application d’une ordonnance de quitter le territoire dont il faisait déjà l’objet avant les faits. Il avait été arrêté puis libéré après l’agression. Le caractère antisémite de celle-ci n’avait pas été retenu. Plusieurs responsables avaient alors dénoncé cette décision.

« Comment un homme qui menace d’un couteau trois jeunes Sarcellois de confession juive peut-il être remis en liberté ? Quelle conception des libertés a le juge qui a permis cela ? Comment le même homme frappé d’une obligation de quitter le territoire français depuis deux ans peut-il continuer de séjourner sans titre et sans domicile officiel dans notre ville et d’être un danger pour nos concitoyens ? », avait écrit Patrick Haddad, maire de Sarcelles, au ministre de l’Intérieur et au Garde des Sceaux.

Depuis une semaine, le Pakistan est confronté à des émeutes qui ont débouché sur la mort et l’enlèvement de policiers, et un appel de l’ambassade de France à ses ressortissants à quitter temporairement le pays.

Le Parlement pakistanais examinera ce mardi une motion portant sur l’expulsion ou non de l’ambassadeur de France, le gouvernement tentant d’apaiser ainsi un parti islamiste radical qui a menacé de poursuivre une violente campagne pour obtenir son renvoi.

Le parti extrémiste Tehreek-e-Labbaik (TLP) est à l’origine de cette campagne anti-France depuis que le président français Emmanuel Macron a défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression.

L’ambassade de France avait appelé jeudi ses ressortissants à quitter provisoirement le pays, un appel qui semble pour l’instant avoir été largement ignoré. Lundi, elle a demandé à ceux qui ont choisi de rester d’éviter les rassemblements et d’observer « la plus grande prudence ».

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