Sarkozy : « Le boycott d’Israël est inadmissible »
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Sarkozy : « Le boycott d’Israël est inadmissible »

Le PDG d'Orange avait annoncé la semaine dernière le retrait de sa marque d'Israël tout en niant toute volonté de boycott

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) rencontre l'ancien président français Nicolas Sarkozy, à Paris, France, le 12 janvier 2015 (Crédit : Haim Zach / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) rencontre l'ancien président français Nicolas Sarkozy, à Paris, France, le 12 janvier 2015 (Crédit : Haim Zach / GPO)

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a déclaré lundi à Jérusalem que tout boycott d’Israël était « inadmissible », intervenant dans le débat qui domine l’agenda politique israélien et implique le groupe français de téléphonie Orange.

« Je ne veux pas rentrer dans la polémique, je sais que Stéphane Richard (le PDG d’Orange, NDLR) viendra ici s’expliquer », a déclaré Sarkozy à la presse à l’issue d’une visite d’entreprise à Jérusalem.

« Le boycott d’Israël est inadmissible. Je ne dis pas qu’il y avait une volonté de boycott de la part de cette entreprise (Orange), mais je dis que ce n’est pas comme ça qu’on fera la paix », a-t-il ajouté.

Le PDG d’Orange Stéphane Richard a provoqué une levée de boucliers en Israël en déclarant mercredi dernier au Caire qu’il retirerait sa marque du pays sur le champ si Orange ne s’exposait pas à des risques considérables de demande de dédommagement.

Ces propos ont été immédiatement considérés en Israël comme une tentative de la part d’Orange de se dissocier pour des raisons politiques de son partenaire israélien Partner, qui utilise son image et sa marque contre une redevance.

Partner délivre ses services non seulement en Israël, mais dans les implantations en Cisjordanie, malgré le caractère illégal de la construction d’implantations aux yeux de la communauté internationale.

Orange a depuis expliqué n’avoir aucune motivation politique, mais vouloir seulement retrouver la maîtrise totale de sa marque.

La controverse a éclaté alors que la classe politique israélienne est agitée par un vif débat sur les pressions étrangères et une initiative internationale non-gouvernementale de boycott d’Israël.

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