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Sde Teiman : Kotik refuse de réexaminer la question du conflit d’intérêts de Baharav-Miara

La procureure générale n'est pas suspectée dans cette affaire, mais sa mise à l'écart à la demande du ministre de la Justice complique l'enquête

La procureure générale, Gali Baharav-Miara, assistant à une cérémonie en l'honneur de la retraite du juge Yosef Elron, à la Cour suprême, à Jérusalem, le 18 septembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La procureure générale, Gali Baharav-Miara, assistant à une cérémonie en l'honneur de la retraite du juge Yosef Elron, à la Cour suprême, à Jérusalem, le 18 septembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mardi, la conseillère juridique du ministère de la Justice, Yael Kotik, a refusé de revenir sur la position du ministère selon laquelle il existerait un conflit d’intérêts au sein du bureau de la procureure générale concernant l’affaire de la fuite de Sde Teiman, malgré une lettre en ce sens envoyée par son homologue de la police.

Plus tôt dans la journée, la police a annoncé la fin de son enquête sur la fuite d’images de vidéosurveillance provenant de Sde Teiman, qui montreraient des réservistes maltraitant gravement un Palestinien suspecté de terrorisme.

Après que la plus haute responsable juridique de l’armée israélienne, la procureure générale militaire, a reconnu avoir divulgué les images l’an dernier, le ministre de la Justice, Yariv Levin, a accusé la procureure générale, Gali Baharav-Miara, d’avoir un conflit d’intérêts dans cette affaire, car elle avait accepté la recommandation d’une enquête interne menée par le bureau de la procureure générale militaire de ne pas ouvrir d’enquête pénale.

Baharav-Miara, dont le bureau supervise les poursuites judiciaires de l’État, n’est actuellement pas suspectée dans cette affaire. Sa mise à l’écart à la demande de Levin complique l’enquête, car les procureurs de l’État sont nécessaires pour déposer des actes d’accusation.

Mardi, le conseiller juridique de la police, Elazar Kahana, a envoyé une lettre à Kotik lui demandant de réexaminer la question du conflit d’intérêts, que Kotik rejette désormais.

« Une base factuelle complète est nécessaire pour permettre l’examen de la question du conflit d’intérêts », indique sa lettre.

Elle a également demandé à Kahana de lui fournir des informations détaillées sur les fonctionnaires du bureau de la procureure générale et du bureau du procureur de l’État ayant témoigné dans le cadre de l’enquête, suggérant qu’ils pourraient également se trouver en situation de conflit d’intérêts dans cette affaire.

« Une fois que vous nous aurez fourni les informations nécessaires, nous serons en mesure de réévaluer notre position concernant les conflits d’intérêts individuels et institutionnels », a écrit Kotik.

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