Sécurité : Les Philippines suspendent l’envoi de travailleurs en Israël
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Sécurité : Les Philippines suspendent l’envoi de travailleurs en Israël

La consigne est en vigueur "jusqu'à ce que nous puissions assurer leur sécurité," a affirmé le secrétaire philippin au Travail

Des travailleurs étrangers dans un champ de choux dans le sud d'Israël, le 6 octobre 2016. (Yaniv Nadav/Flash90)
Des travailleurs étrangers dans un champ de choux dans le sud d'Israël, le 6 octobre 2016. (Yaniv Nadav/Flash90)

La république des Philippines a annoncé qu’elles cessera temporairement d’envoyer des citoyens travailler en Israël après que trois travailleurs étrangers ont été tués par des tirs de roquettes.

Trois des 12 personnes tuées en Israël depuis le début des violences la semaine dernière étaient des travailleurs étrangers – deux de Thaïlande et un d’Inde.

Le secrétaire philippin au Travail, Silvestre Bello III, a déclaré à la chaîne d’information ABS-CBN que les travailleurs ne seront pas autorisés à se rendre en Israël « jusqu’à ce que nous puissions assurer leur sécurité », rapporte le New York Times.

« À partir de maintenant, nous ne déploierons pas de travailleurs », a-t-il dit. « Comme nous pouvons le voir, il y a des bombardements partout. Si nous nous déployons, ce serait difficile – ce serait ma responsabilité. »

Selon le journal, quelque 30 000 Philippins travaillent en Israël, principalement dans le service à la personne pour les Israéliens âgés ou les personnes handicapées.

Certains travailleurs disent qu’ils sont victimes d’abus et de mauvaises conditions de travail, et qu’ils risquent d’être expulsés en vertu de la loi israélienne s’ils se marient ou ont des enfants.

Au cours d’un briefing avec des diplomates étrangers, l’ambassadrice thaïlandaise en Israël a dit au Premier ministre Benjamin Netanyahu et au ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi s’inquiéter de ce que les ouvriers agricoles thaïs qui travaillent dans les champs, près de Gaza, puissent se sentir en danger et vulnérables face aux roquettes émanant de la bande.

Netanyahu a répondu qu’il réfléchirait à la question.

« L’impact s’est produit au sein d’une communauté sans protection, qui n’était pas incluse dans la politique de fortification, d’où le terrible résultat aujourd’hui », a affirmé Gadi Yarkoni, en référence à l’obligation de toutes les communautés à proximité de la frontière de Gaza d’avoir une protection adéquate dans tous les bâtiments.

En vertu de la réglementation de l’armée en vigueur actuellement, les entreprises opérant dans la région d’Eshkol ne peuvent fonctionner que si elles ont un accès direct à un abri anti-bombes.

Interrogé sur la raison pour laquelle ces travailleurs n’avaient apparemment pas accès à de tels abris ou ne savaient pas comment s’y rendre lorsque les sirènes des raids aériens ont retenti dans toute la région, un porte-parole d’Eshkol a déclaré qu’ils avaient bien accès à un abri anti-bombe portatif, mais que la question était à l’étude.

« Ils avaient un abri ‘dôme’. Je ne sais pas encore pourquoi ils ne s’y sont pas rendus », a-t-il expliqué.

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